L INDIVIDUALISME ET LA LIBERTE
Les différentes tendances qne nons venons d'étudier travaillaient également à renouveler l'art, mais elles étaient loin de s'accorder et d'indi(jucr aux peintres une direction unique.
L'importance croissante prise par la vie contemporaine encourageait l'artiste à se plonger dans la réalité; d'autre part, le renouvellement des études historiques l'éloignait du présent pour le rattacher au passé et du vrai pour l'inviter au vraisemblable; la restauration du catholicisme appelait à exprimer l'au-delà; l'influence du monde germanique favorisait les conceptions profondes et vagues.
Précision et rêverie, exaltation de la pensée et glorification des richesses de la matière, archéologie et mysticisme, lequel de ces courants contradictoires dominerait et détruirait les autres?
Ceux des contemporains pour lesquels l'œuvre de David n'apparaissait point impérissable, imag-inaient, sans doute, que l'Ecole évoluerait lentement ou qu'un novateur, rompant avec le présent, comme David lui-même l'avait fait avec ses maîtres, l'établirait sur des bases nouvelles.
Dès lors, les ateliers futurs continueraient à se disputer des couronnes académiques; on apprendrait aux élèves des règ-les transformées mais uniformes, et, comme autrefois, on verrait les mieux doués des jeunes artistes se discipliner en vue du concours de Rome et préluder, par le Grand Prix, à leur brillante carrière.
L'événement fut tout différent. Avec l'Ecole impériale, c'est l'Ecole même, c'est-à-dire l'unité, la discipline de la peinture française, qui était condamnée. Après ce dernier effort d'absolutisme et de tyrannie, le dix-neuvième siècle devait s'affranchir de toute tutelle. L'individualisme allait fonder la liberté artistique.
Celte émancipation doit-elle nous étonner? La durée de l'école davidienne est bien plus faite poumons surprendre, tant lui semblent défavorables les circonstances dans lesquelles elle se développa.
Sous l'ancien rég-ime, «les hommes avaient pris l'habitude de rester dans leur
condition; ils ne s'indignaient pas d'v èlii- conlinés... La perspective restreinte empècliail l'innii-ination et, l'espérance de se lancer éperdumenl dans l'avenir indéfini: ranil)ili()n, lont de sui(e rahallne en teri'e, niai'cliait an lien de voler; elle sjenfail dès l'abord qne les sommets étaient hors de sa portée; il Ini snlTisait de monter lentement nn ou deux degrés» (I).
Les peintres, comme les antres, voient leur horizon borné. Ils ne peuvent se faire connaîlre (jne s'ils sont de l'Académie de Peinture; il faut donc fjn'ils lui fassent- leui' cour et au Surintendant des hiilinn^nls e( aux Grands (jui leur i'nurnissent des travaux. L'hostilité d'un personnage jouissant peut les ruiner, les oblig'er à l'exil. Tout, aulour d'eux, leur ins|)ire riiuniilité et le respect. La meilleure condition sociale à laquelle ils peuvent prétendre reste toujours peu élevée; l'idée d'une grande considération à obt(Miii- lu'pent ni les soutenir ni les exalter. Enfin, leur carrière offre, comme les autres, des rouages réguliers et c'est une pensée naturelle à tout novice de se laisser engager dans l'engrenage. D'ailleurs, en une société on l'on craint de se singulariser, où les visages sont rasés pour èlrc |)lns nnitormes, où b^ coslunu' et le mol)dier sont soumis an goût universel, ce n'est poinl pai' l'originalih' (jue l'on niarche à la fortune.
Avec la Révoluliou lout chang'e: » Les ambilions ipii, sous l'ancien régime, s'espaçaient au dehorsou s'amortissaient à (li)niicile, se sont dressées dans l'enceinte du sol natal el (h'ployées tout à coup au delà de toute attente (2). » Désormais, lout est ouvert à tous et l'agrandissement énorme de la France offre nn champ d'action infini aux espi'its enivrés. «En ce temps-là, dit Stendhal, un g'arçon pharnnu'ien, parmi ses di-ognes et ses bocaux, dans une arrière-boutique, se disait, en [)ilant et en filtrant, (|ue s'il faisait f[uelque grande découverte, il serait fait comte avec .jO.OOO livres de rente (3). »
Depuis 1781), il s'est produit en France une extraordinaire éclosion d'hommes. Ceux qui vég'étaient obscurs sous la Monarchie, en quelques années, en quelques mois, se révèleiit et inaiwpient leur place dans leur temps et dans l'Histoire. Si Napoléon fut, comme le voulait Taine, nn condottiere, l'âge dans lequel il a vécu ne le favorisa pas seul et les révolutions qui ont ouvert l'ère contemporaine offrirent à l'audace et à la virtu des facilités analogues à celles que l'Italie avait données à ses officiers, à ses poètes, à ses artistes.
Près de ces législateurs, de ces g'énéraux, procureurs ignorés, sous-officiers de la veille, qui, sans cette crise que seuls quelques-uns d'entre eux avaient préparée, seraient morts en gardant leur secret, les peintres ne seronl-ils pas
(1) Taine, Les Orir/ines de la France coiilempoi'aine, le régime moderne, t. I, lit, m, ii.
(2) Taine, op. cit., III, m, m, p. 318.
(3) Cité par Taine, op. cit., p. 345.
illiuuiiit's dune parcelle delà force nouvelle i(iii » surexcite les facultés, tlécuple les énergies, transporte l'honime au delà de lui-même, fait des enthousiastes et des héros (1). »
Leur situation sociale a été entièrement transformée. Ils ne sont plus des domestiques reçus par les grands avec une familiarité méprisante. Considérés et honorés, collaborateurs de la Révolution, le g-ouvernement impérial leur accorde des fonctions en vue, les admet dans la Légion d'Honneur, au Sénat cl). « Les Beaux-Arls ont recouvré la dignité, un des meilleurs (Cléments de leur splendeur future. »
Le sentiment de la gloire est plus vif qu'en aucune période (3) et plusd'un, comme le dira, un jour, Eugène Devéria, rêve « la gloire absolue d'un grand nom (4). »
C'est au milieu d'une universelle exaltation que grandit la génération du siècle ; c'est avec fièvre qu'ils vont chercher à faire connaître leur nom.
A ces affamés de renommée, les voies régulières suffiront-elles ? Mais ces voies régulières ont été bouleversées. La Révolution a détruit l'ancienne Académie de Peinture et, bien que la création de l'Institut ait établi une Académie nouvelle, les Arts sont libres, depuis le jour où tous ont pu se soumettre directement au jugement du public. Les honneurs académiques ne sont plus, comme autrefois, l'entrée nécessaire dans le métier d'artiste. Il n'v a plus de filière obligée et quiconque est assez fort peut aller à la conquête de la gloire. Aussi, l'autorité de David n'a-t-elle subsisté que parce qu'elle s'était établie avec force dans l'opinion publique et s'était mise au-dessus des contradictions. A l'époque où nous sommes arrivés, ébranlée de toutes parts, les grands talents vont lui échapper.
Désormais, seront seuls écoliers les médiocres, ceux qui ne voient pas, qui ne sentent pas par eux-mêmes, et dont l'ambition est mesurée comme le génie. Prix de Rome, Abel de Pujol, Heim, Couder, Picot ou Court! mais Géricault, Bonington, Delacroix, Decamps, Delaroche ou Horace Vernet ne le seront pas.
Ces derniers, avec une sensibilité inégale, ont éprouvé trop d'impressions pour se modeler sur leurs aînés. Autour d'eux, les systèmes politiques, religieux, sociaux se sont livré bataille. Disciplinée par le silence, en apparence unifiée, la France est rendue à elle-même et au doute par la Restauration. Dans ces luttes ardentes, plus rien qui soutienne, plus de force indiscutée. Saisis par ce désarroi universel, les peintres ne trouveront pas, dans leur art, un chef,
(1) D'après Taine, op. cit., p. 345.
(2) Benoît, op. cit., p. 250.
(3; « La a^loire n'est pas un vain mot pour moi. Le bruit des éloges enivre d'un bonheur réeL » Delacroix, Journal, 29 avril 182i, p. 103.
(4) Alone, Eugène Deveria, p. 15.
un guide qui satisfasse le lumulfe confus de leurs aspirations et, comme ils ne verront rien de solide en dehors d'eux, ils chercheront en eux-mêmes, dans leur propre caractère, la force directrice ; ils reposeront sur la puissance intime de leur personnalité.
L'individualisme, qui est le signe distinctif du Romantisme littéraire, n'est donc pas caractéristique des seuls poètes lyritjues (1). Il naît de causes générales qui s'imposent aussi aux artistes et la Restauration est la date de son épanouissement, parce que c'est l'époque où se découvre le mieux l'incertitude de toutes les idées et de toutes les croyances.
Chateaubriand et Rousseau, les écrivains du Nord si profondément imprégnés d'individualisme, ne sont pas les causes du développement des personnalités ; ils intervienneni seulement pour le favoriser. Werther, Hamlet, René, Lara, Faust ou Obermann entretiennent un feu qu'ils n'ont pas allumé et leur sensibilité maladive n'atteint pas toutes les âmes indépendantes. L'individualisme, général chez les grands artistes, ne sera morbide cpie chez quelques-uns.
Conduits à l'originalité par les ressorts de leur nalure ou par le hasard des événements, secouant le joug de leur maître, comme Géricault, ou privés de direction, comme Decamps, ils auront tous ce sentiment commun : la croyance en soi, croyance robuste chez Ingres, maladive, sujette à des retours, chez Delacroix.
(( Je crois en moi, dit Vigny par la bouche de Stello, parce que je sens au fond de mon cœur une puissance secrète, invisible et indéfinissable... je crois fermement en une vocation ineffable qui m'est donnée... je crois au combat éternel 'de notre vie intérieure qui féconde et appelle, contre la vie extérieure qui tarit et repousse (2). »
Ce credo, les peintres, qui exposeront en 1819 ou en 1822, l'ont inconsciemment formulé.
Ingres, grandi dans l'École, parti à Rome en qualité de Grand Prix, s'isole en Italie et refuse de revenir en France. Bafoué par le public, incompris par ses confrères, il brave l'opinion, affronte la misère qui le condamne à d'obcures besognes quotidiennes ; doué d'<( une force de volonté plus remarquable encore que son talent » (3), il persiste dans ses idées hautaines et intransigeantes. Sectaire de la religion ([u'il s'est, forgée, le doute n'entre point dans sa pensée et, toute sa vie, il gardera une assurance terrible en l'excellence de ses principes (4).
(1) Brunetière, L'Évolution de la Poésie lyrique en France au dix-neuvième siècle, tomel, quatrième Io(;on, U. Le Développement de l'Individualisme.
(2i) i7e//o, ch. VII, un Credo.
(3) Léopold Robert, lettre du 30 nov. 1822.
(i) « Quand il est sur de marcher dans la bonne voie... l'artiste peut s'armer de la hardiesse et de l'assurance qui conviennent au vrai talent. 11 ne doit pas se laisser détourner du vrai chemin par le
L'âme de Delacroix, plus mobile et plus riche, ne connut pas cette inébranlable fermeté : mais, au milieu des découragements (1) et des lassitudes, Delacroix se roidissait contre lui-même et réveillait l'ardeur qu'il sentait aflFaiblie. Attentif à s'observer, il se prodiguait les conseils, s'insurg-eait contre sa mollesse, ne craignait pas de se rudoyer. Il avait rêvé, dès sa jeunesse « à ce rameau d'or, qu'il n'est donné de cueillir qu'aux favoris de la nature (2) » ; quand il se rappelait quelque sublime peinture, son esprit s'indignait et foulait aux pieds « la vaine pâture du commun des hommes (3) ». Ce sentiment intime de supériorité et d'ambition le préserva.
il se figurait la vie des hommes qui se sont élevés au-dessus du vulg'aire comme « un combat continu » (4). Il institua donc une lutte contre lui-même et pratiqua cette culture du moi sur lacjuelle les psychologues contemporains ont appelé notre attention.
Témoin précieux et fidèle, son Journal, qu'il rédigeait pour lui seul, nous permet d'assister aux mouvements secrets de sa pensée.
Dante et Michel Ang-e étaient les deux grands guides de Delacroix; leur souvenir relevait au-dessus de lui-même. « J'ai senti, écrivait-il après avoir contemplé un dessin de Michel-Ange, j'ai senti se révei-ller en moi la passion des grandes choses (5) ». Aussi les évoquait-il aux heures de faiblesse. « Pense au Dante, relis-le continuellement, secoue-toi pour revenir aux grandes idées (6). « « Je ne suis donc ([u'un sabot"? je ne suis remué (ju'à coup de fouet, s'érriait-il dans un accès de colère contre lui-même, je m'endors sitôt que manquent les stimulants (7). »
Pourquoi Dante et Michel-Ange avaient-ils tant d'empire sur lui? Sans doute parce qu«-.leur génie hautain n'avait rien sacrifié au désir de plaire à la foule (8), mais aussi et surtout parce qu'ils avaient, à ses yeux, vécu isolés et solitaires.
Isolé, Delacroix croyait l'être. Le mal du siècle ne l'avait pas épargné : avec I Childe Harold, il pensait que le monde ne pénétrait pas jusqu'à lui. « La nature, '
blâme d'une foule ignorante, c'est lui qui a raison, c'est de lui que viennent les lci;ons et les exemples du goût. I) Ingres dans Delaborde, Ingres, p. 118.
(1) Voir une lettre du 28 avril 1828, dans Burty, Lettres de Delacroix, p. 80.
(2) Lettre à Picrret, le 23 oct. 1818 (dans Burty, op. cit., p. 17).
(3) Lettre à Pierret, le 18 sept. 1818 {ibid.. p. 15). (i) Journal, 6 juin 182i, tome I, p. 128.
(3) 30 décembre 1823, p. 45.
(6) 3 mars 1824, p. 68; — voir aussi 7 mai 1824, p. 113. « Recueille-toi profondément devant ta peinture et ne pense qu'au Dante. »
(7) 3 mars 1824, p. tiO.
(8) n Je ne suis pas né décidément pour faire des tableaux à la mode ■>, disait Delacroix, le .30 décembre 1823 ; Georges Sand, parlant de Delacroix (dans VHisloire de sa Vie, V, v. 183G), célèbre « la vie modeste et longtemps gênée qu'il a acceptée plutôt que de faire aux goûts et aux idées du siècle (qui sont bien souvent celles des gens en place) la moindre concession. »
disait-il, a mis une Inirricre entre mon àiiioct celle de mon ami le ])lus intime (I). » Ouanl à la solitnde elle était, ponr Ini, le gage nécessaire du travail. « Pensestu, se demandait-il, que Byron eût t'ait, au milieu du tourbillon, ses scènes énergiquesV que Uantc lut environné de distractions, (juand son ànie voyageait parmi les ombres"?... Sans elle, rien! (2)» Sanselle, c'est-à-dire, sans la solitude.
(( Malheureux ! se disait-il encore, que peut-on faire de grand, au milieu de ces accointances éternelles avec tout ce qui est vulgaire?... Nourris-toi des grandes et sévères beautés qui nourrissent Fàme... Cherche la solitude. » El il s'imposait, sinon de renoncer à voir le monde, an nnjins de fernu'r à tous la porte de son atelier (3).
Ainsi, constamment replié sur lui, soucieux de se diriger et se surveiller, même dans les détails matérielsde son existence, nonri'itnre (i) ou sommeil (5), quand ces détails pouvaientcontrarier son travail, Delaci-oix alimentait la flamme (ju'aucun contact ne venait altérer.
Vers le même temps, Géricault déclamait contre les écoles où se tiétruit l'originalité (6) et proclamait l'utilité des obstacles qui o sont nécessaires au génie et comme son aliment ; ils le mûrissent et l'exaltent, disait-il; il serait resté froid dans une route facile. Tout ce qui s'oppose à la marche dominante du génie l'irrite et lui procure cette fièvre d'exaltation qui renverse et domine tout et produit des chefs-d'œuvre (7) ».
Sans doute, peu d'artistes eurent, près d'Ingres, de Delacroix <in de Géricault, leur énergie, leur puissance d'analyse ou leur impatiente originalité. Chez tous les novateurs nous reconnaîtrons, du moins, le souci de se dégager des influences subies et de faire œuvre personnelle. Un Léopold Robert même, respectueux, autant qu'il est possible, de ses maîtres, et qui, dix ans plus tôt, eût été le plus docile des écoliers, s'ingéniera à trouver « un genre que l'on ne connût pas avant lui (8). »
Ce qu'il faut remarquer aussi, c'est {[u'aucnn des révolutionnaires ne cherchera à restreindre chez les autres la liberté qu'il désire pour lui (H). Ingres, malgré
(1) 26 avril 1824, p. 100.
(2) 18 mai 182i, p. 122.
(3) 31 mars 182i, p. 77; i avril 182i, p. 80.
(i) « Il faut dîner peu... vivre sobrement comme Platon », 31 mars 182i, p. 76.
(5) « Se lever bon matin, cl surtout ne pas refaire de somme, une fois réveillé, Chose très importante, » 18 janvier 1824, p. 54.
(6) Clément, Géricault, p. 247; La Combe, Charlet, p. 16, note 4.
(7) Clément, op. cit., p. 248.
(8) Lettre du 3 octobre 1822, citée par Clément, héopold /lobert.
(9) Delacroix défendit, plus tard, Courbet devant le jury du Salon: u II fut superbe lorsqu'il parla de la liberté de l'arl, du respect aux tendances diverses, mcm<^ brutales. » Jules Breton, Cii Peintre jiaysnn, p. 269.
son caractère dominateur, ne prendra pas avant longtemps les allures d'un professeur. Delacroix se défendra toujours d'être le chef d'une école.
Chacun va marcher dans sa voie. Unis pour détruire » la Bastille académique » les combattants ne se soucieront pas d'élever une citadelle nouvelle sur l'emplacement de l'édifice détruit.
Si nous reposons, à présent, la ([uestion (|ue nous proposions au début de ce chapitre et si nous cherchons, parmi les tendances diverses qui sollicitaient le dix-neuvième siècle, celle qui allait dominer, il nous paraîtra que l'interrogation était mal posée et qu'il n'y a pas lieu d'y répondre. Des éléments contradictoires vont germer côte à côte. Dans la bataille qui va s'eng'ager, les peintres pourront se réclamer duplus illustre combattant et se rang-er autour de Delacroix, comme les poètes s'abritent derrière Hugo : mais, s'ils poussent un même cri de guerre, ils n'auront, à l'intérieur du camp, ni chef ni discipline.
Le rôle que David a tenu, nul ne le reprendra après lui. L'Ecole française va niouiir. Bientôt il n'y aura plus que des peintres frant^ais qui traduiront la pensée de leur temps selon les nuances de leur tempérament et de leur génie. La monarchie est abolie dans l'art et, avec l'époque dont nous allons aborder l'étude, commence le règne de la Liberté (1).
(1) Sur rindivitlualisme on peut lire: de Vosfué, Remarques sur l'Exposition du Centenaire, eti. vi ; — voir aussi l'Album Salional, IS avril IS29, p. 315. « .\u sièele où nous sommes arrivés, la première condition de toute espèce de talent dans un art quelconque, doit être, non pas comme on le prétend l'oriçinalité, mais bien l'individualité. » — u L'n artiste qui étudie doit être libre », dit Prudhon (Archives de l'Art français, tome V, [). I33-1;U).