‹ La peinture vénitienneChapitre 16 sur 55 · II- - l>A PlUnilÈliK IIKXAISSAXCK · texte numérisé non relu

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LA PETNTURR VENITIENNE

comme Cima da Conegliano, se rattachaient au faire de Montagna, ou d'Alvise Vivarini, et ceux qui subirent l'action de l'Allemagne, de Durer en particulier, comme Marco ^larziale, auteur de la Circoncision du Musée National de Londres, d'une autre

Milan. Galerio de lîrera - Saint-Jean l'Evangeliste apparaît à Galla Placidia

Niocolô Rondinellii.

Circoncision, avec des persoimages à mi-corps, à l'hospice des Penitenti à Venise, des Pèlerins d'Émaûs à l'Académie et d'un autre tableau sur le même sujet, avec de légères variantes, du musée de Berlin, daté de 1507, année de la dernière œuvre de cet artiste.

H. — [,.\ l'UK.MiÈiu-: iu:>:aissam:k

Venise était devonuo alors le centre d'une irrésistible attraction et Je puissant foyer intellect uel dont chacun avait la faculté de s'approcher; siège de l'école de iJellini, le peintre suave des Madones, elle voyait venir à elle les artistes de tous les pays qui avaient avec elle des rapports de vassalité ou de commerce.

Bergunio. Kgliso San S|jiritô - l.ii.s Cinq Saints — Andn'a Provitali.

Au nombre des élèves et des imitateurs de Giovanni liellini, il faut citer Niccolô Rondinelli de Ravenne, dont on peut voir les meilleures œuvres dans les églises de Ravenne et de Forli et au musée de la Brera; — (histoforo (laselli de l^arme, dont Venise a conservé un bon tableau, une Vierge sur le trône, dans la sacristie délia Sainte; — Lattanzio da Rimini, dont on voit deux grandes toiles dans les églises de Piazza et de Piazzatorre, villages voisins de

Bergame; — Andréa Previtali de Bergame, qui a peint pour une église de (-eneda une délicieuse Ani/oi)ciatinn, sans parler d'un grand nombre d'autres u'uvres composées pour son pays natal; —

Tiévi^o. Callieihvili' — GLOIRE Dii Sainie-Hltpiié.mie — l'icr Fr.iiiceseo Bissôlo.

Girolamo di Santa (Iroce, de Bergame lui aussi; — Francesco Bissôlo, auteur de la GJoire de Sainte-Euphcmie, dans la cathédrale de Trévise; — Pier Maria Pennacchi de Trévise, dont on admire les plafonds peints pour Santa Maria dei Miracoli et Santa

LA l'IlK.MrÈUE URNAISSANCE

Maria degli Angeli à Miirario; — Vincenzo Catena de Venise, dont le chef d'œuvre, le Martyre de Sa/></e-C7im/me, est dans l'église de Santa Maria Materdomini ; — Bartolomeo Vcneto auteur de nombreuses Vierges avec rKnrant Jésus, d'une inspiration toujours égale, dont le type le plus parfait, on peut le dire, est un tablrau appartenent au comte Donà dalle Rose à Venise. Bartolomeo

Voiiise. Aeailéiiiio Rovali' - La mûkt de la Viercu; - l'im- Maii.-i IV'iiiiiirrli

Veneto a laissé en outre de nombreux personnages de Saintes à mi-corps; l'une des plus belles est dans la famille Del Mayno à Milan, et quelques bons portraits, parmi lesquels il faut mentionner en première ligne celui de la Galerie Nationale du palais Gorsini, à Rome. Au nombre des peintres de second ordre de l'école de Bellini, on peut citer Benedetto Goda de Ferrare. Marco Belli, Francesco Rizzo da Santacroce, Pietro Duia et Pasqualino Veneziano.

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r.iic. Sint'i Maria Mator \K<nnm - bAl.N TE LHKI.-= u. ^^nise. ii-g'ist' saiiL'i iM.i.ii<»

Vincenzo Catena,

[f. — I.A l'UK.MIKKK liKXAISSANCK

Un peintre vigoureux, dont la brillante carrière se drveloppu à Vicence, et qui se forma peut être à l'école de Mantegria, est I>artolomeo Montagna. On no saurait prouver par des documents que Montagna fut directement l'élève du grand padouan; il n'en est pas moins certain que les o'uvres du maître illustre contri-

Vicence. Sanctuain- du Miinto "noriio — La Pietà — nartolonimoo Montajrna.

buèrent à développer chez l'austère Montagna l'amour do la ligne et de la mesure, et le sentiment de la plasticité dos formes, plasticité parfois un peu molle, mais toujours expressive. Montagna a laissé un superbe tableau, qui est aujourd'hui au musée de la lîrera, un autre très-beau à Santa C.orona à Vicence, et d'autres épars dans les différentes églises ou recueillis au Musée de cette ville.

60 LA PFJNTI'RE VÉ^TTIENXE

Près (le ce maître auguste, un peu au dessous, mais bien en vue, se place Giovanni lîonconsigli, dit le Marescalco, originaire de Vicence, dont le chef d'œuvre est sans doute le tableau d'autel placé aujourd'hui dans l'église de San Rocco à Vicence. T.a Descente de Croix du Musée est une œuvre d'une beauté tragique. On doit citer comme des œuvres remarquables les tableaux de Venise dans les éghses de San Giacomo dall'Orio et dello Spirito Santo; ceux du palais communal et de la cathédrale de Montagnana, et de l'c'glise San Pietro à Montecchio Maggiore. ('es deux maîtres d'un génie sévère s'humanisèrent, semble-t-il, dans le rayonnement de l'influence de Giovanni l'ellini.

Avant de fermer ce chapitre, on ne doit pas oublier qu'un crémonais, peintre délicat, vint à cette époque s'enrôler dans la phalange de ces artistes et qu'il se fondit harmonieusement dans ce milieu, tout en gardant les caractères de son origine lombarde. (l'est lîoccaccio IJoccaccino, dont Venise conserve à l'Académie un tableau plein de charme, peint pour l'église de San Giuliano, la Sainte Conversation ; au Palais Ducal et au Museo Givico, de belles Madones aux yeux lumineux, pleins de suaves clartés, l^n autre artiste lombard, qui nous cache encore son nom et que les érudits ont convenu d'appeler le pseudo Boccaceino, peignit les panneaux de l'orgue de l'église San lîasilio à Venise; on a également de lui des œuvres précieuses à l'Académie, à San Pietro Martire à Murano, dans la sacristie de Santo Stefano.

jVinsi, tout autour de Venise, la peinture allait se développer sur les points les plus divers; c'étaient comme autant de ruisseaux qui allaient grossir le grand fleuve royal de l'art vénitien. Les derniers disciples de Giambellino furent les plus illustres : Palma le vieux, Lorenzo Lotto et ces deux maîtres de premier ordre, Giorgione et le Titien.

Avec ces artistes rayonne le plein midi de l'art vénitien, tout de lumière et de couleurs. Mais devant les a^uvres de cette première période, qui commence avec les Muranesi et Jacopo Bellini et qui finit à l'apparition de Giorgione, nous sommes tentés de reprendre les paroles de Gharles JUanc: « Au mi-

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