‹ La peinture vénitienneChapitre 21 sur 55 · TIT · texte numérisé non relu

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fournil deux autres peintres, le premier père, le second onclf de Morello. Le surnom de Morello lui étail venu d'im de ses aïeux. On a disenté aussi à propos du lieu de sa naissauce; el on a avancé parfois que Uovalo pouvait réclamer l'honneur de lui avoir donné le jour; mais des documents découverts lécemmeul prouvent avec certitude que lionvicino naquit à lîrescia en 1108. A cinquante deux ans il épousa Maria Moreschini, de laquelle il eut trois enfants. Il mourut en 1554 et fut enseveli dans le cimetière San ( llemente à I >rescia.

Son émule, Girolamo Romanino, naquit lui aussi à Brescia, vers 1485. Heureux père d'une nombreuse famille, maître chéi'i d'un certain nombre de bons peintres, tels que Girolamo Muziano, Galisto da I.odi, Lattanzio Gambara, il mourut en 1556 environ. Ses œuvres les ]>lus estimées sont dans les églises et dans la Galerie de tableaux de jîrescia, au Musée de Padoue, où a pris place la superbe toile de La Vierr/e svr 8071 trône, peinte pour les religieux de Sauta Giustina.

Vasari juge Piomaniuo intérieur à Moretto; l.anzi es! d'avis au contraire que Piomanino dépasse Morello par les dons du génie et la franchise du pinceau. G'esl peut-être o'uvre vaine d'établir un parallèle; ce sont, l'un et l'autre, de remarquables artistes, mais de lempéramenl dilTérenl. Morello cherchait la forme expressive, la pensée int('iii'ure, comme on le voit à quelques

Padûuo. Pinar-otlit'f|ii.' L\ \iErtGK si;a son tr<"i\e kt Smnts

uns de ses portraits si suggestifs, celui de Sciarra Martinengo, par exemple, qui est au Musée National de Londres. Piomanino a plus de facilité et de puissance d'invention, plus de solidité et de richesse dans le coloris, spécialement dan la fresque où

il se révèle improvisateur liardi et viçfoureux,

C'esl dans l'atelier de Morelto que reçut les premières notions de l'art Giovanni lîattista Moroni, né à Bondio, dans la région de Bergame, en 1525. Certains portraits de Giovanni Batlista peuvent soutenir la comparaison avec ceux du Titien; et vraiment il est supérieur dans l'art du portrail, tandis qu'il est médiocre dans les tableaux à sujets variés. Il avait un instinct psychologique qui lui permettait de lire au dedans des âmes; il savait éliminer habilement les accidents inutiles, de manière à donner aux physionomies étudiées par lui une élégance qui nous subjugue.

De tous les peintres vénitiens, celui qui a le plus imité le Titien, son premier maître, fut Paris Bordon, né à Trévise en 1500, mort à Venise à l'âge de soixante ans. Au milieu de toutes les œuvres du maître de Trévise, sujets sacrés aussi bien que sujets profanes, on voit rayonner un tableau dans

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