I. AL BAN K
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«Les eJlets de L'amour. C est. dans le même sentiment que I Allume conduisit, vers 1625, sa charmante décoration du palais Verospi. Mais sa vocation était de traiter ces sujets dans le cadre de 1 idylle ou du tableau de « genre ». Sa nature nonchalante, son épicurisme serein, sa crainte des grands ouvrages, ses lectures agirent comme autant de causes d une trouvaille dont la fortune est sans égale dans le passé. Dès lors, tout ce que la vir dire d images aimables et de riantes idées apparut sous des traits plu-
Guido Reni. — L’Aurore précédant le Char du Soleil. (Casino du Palais Rospigliosi-Pallavicini, 1610.)
tôt mythologiques et vaguement divinisés. Un paganisme original, demivécu, demi-rêvé, remplaça désormais, dans les scènes familières, la peinture des réalités. On fut également sincère, plus poète et moins vrai. La Hollande même ne put se soustraire au charme d’une vision si peu hollandaise Elle eut ses Poelenburg, ses van der Werff et ses Miens. On en veut parfois à lAlbane d'une séduction si dangereuse. Nous comprenons mal aujourd'hui son éternel sourire, la grâce imperturbable et un peu irritante de ses longues figurines. Et cependant Poussin doit beaucoup a 1 Albanie Le xvm6 siècle surtout lui esl redevable de son langage. Isoler de 1 immense répertoire de la fable 1 élément romanesque, la
LA. MYTHOLOGIE DE l’.ALBAXE
matière amoureuse ; la traiter dans l’esprit d’un poète de l'Anthologie, avec le contour net et pur de Pépigramme ; mettre dans ces pièces fugitives l’émotion d’un instant, ce qui subsiste en nos désirs de latent paganisme, telle est l'œuvre de PAlbane dans ses Toilettes de Vénus, ses Salmacis, ses Bains de Diane. Tout le vocabulaire de nos poetae minores, le gracieux érotisme de Boucher, de Fragonard, de Prudhon meme, est une invention personnelle de cet oublié. Il a lâché dans la peinture la nichée
Cliché Alinari.
Guido Reni. — Atalante et Hippomène se dispulantle prix de la course. (Musée de Naples.)
de Cupidons, la bande d Amours <|ui va papillonner sur les ciels de bon «loirs elles trumeaux de Trianon.
D’ailleurs, avec un sûr instinct de poète, l Albane lit à ses tableaux une atmosphère de paysage. Il compril que sa mythologie n’avail de raison d’être qu’au milieu des spectacles de la nature. Ces états lyriques et calmes qu'affectionne son art s'exhalent presque spontanément de la douceur des choses. Il lut champêtre et arcadien. Son petit personnel de sous-déités anonymes, de Sources, de. Nymphes, d’Oréades, esl l'accompagnement obligé de ses sereines rêveries. Sans doule la nalure < | u il a