LA PENSEE DE RUYSDAEL
noré, s’il était prouvé qu’il avait, en peignant la Suède et le Tyrol, laissé à de plus curieux la peine d’y aller voir? Il lui suffisait d’étudier la moindre vanne pour savoir mieux qu’Everdingen ce que peut être la Cas-
cade en soi. Il use de son droit de peintre quand il répète un peu partout, en dépit de la topographie, une ruine qu’il aimait pour sa beauté tragique. Libre à nous de préférer les morceaux plus simplement vrais, et que nous supposons plus intimes et plus sincères, parce qu’ils sont moins imaginés. Ce n’était pas là, on le sait, le sentiment de (roothe, qui ne mettait rien au-dessus du Cimetière des Juifs (Dresde), une oeuvre où