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LA DÉCADENCE

Les italianisants et la réaction académique. — Cependant, Rome n’avait pas un moment cessé d’attirer les peintres. Après Rembrandt comme avant lui, c’est un va-et-vient continu des bords de la Meuse à ceux du Tibre. Rembrandt lui-même n’était-il pas, d’éducation ou de désir, un italianisant ? Et Terborch, s’il n’y paraît guère, n'en a-t-il pas moins fait le voyage en curieux ?

L’influence dominante est toujours celle d’Elsheimer; le maître étant mort en 1620, son magistère se partage entre plusieurs héritiers. Pieter de Laer et Jan Miel groupent les peintres de genre : Asselyn (1610-1652), Karel Dujardin (1622-1678), Lingelbach (1623-1674); et le second au moins le cède à peine à Wouwerman.

Mais c/est Claude Gelée (né en 1600) qui recueillit surtout la succession morale du maître. Ce Lorrain, annexé depuis à l'école française, était considéré par tous les Tedeschi de Rome comme un compatriote. Sauf le triste Patel, on ne lui connaît pas de disciples français. Au contraire, un Jan Botb (1610-1659), un Claes Berchem (1620-1683), un Swanevelt, un Jan Hackaert, un Glauber, dit Policlor , portent profondément son empreinte. Le fait n’est pas sans importance. Jan Botli est un artiste du plus noble talent : Cuyp lui doit beaucoup. Quant à Berchem, son atelier est des plus fréquentés. Ses sites arcadiens, ses vues de la campagne romaine semblaient d’un goût plus honorable que les paysages familiers de van Goyen et de Ruysdaël.

Ainsi les latinismes s’infiltraient de plus en plus dans la langue de l’école. Une crise était inévitable. Frans Hais mort en 1666, Rembrandt en 1669, personne n’était plus de taille à tenir tête aux idées étrangères. Une influence dès lors domine toutes les autres. C’est celle de la France. L’invasion des Pays-Bas est de 1672, le traité de Nimègue de 1679.

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