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LA VIE DE ZURBARAN

« Espagnol » en un mot, que « Latin » : comme ses compatriotes et ses aïeux de jadis, — - comme Senèque et Lucain, qui étaient de Gordoue, et comme saint Augustin, qui était de Carthage, — et qui, dans une langue internationale, ont jeté les passions de leur race, le génie du pays où la vie a le plus de saveur.

Francisco Zurbaran (1598-1662). — - S’il y a du cosmopolite dans l’art

Cliché Hanfstaengl.

Zurbaran. — Saint Bonavenlure montrant à saint Thomas d'Aquin un crucifix (1629) .

(Musée de Berlin.)

de Ribera, nul, au contraire, n’est plus local que celui de Zurbaran. Toute l’Espagne catholique, l’Espagne des couvents et des cloîtres, revit dans sa peinture en traits inoubliables.

Zurbaran est une gloire récente. Son nom, avant 1838, était à peu près inconnu. C’est alors que s’ouvrit le musée espagnol, prêté au Louvre par Louis-Philippe. On y voyait ce Moine en prières, aujourd’hui à Londres, et qui, une tète de mort entre les mains, dans son froc rapiécé,

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