PORTRAITS ÉQUESTRES DE VELAZQUEZ
sion décorative. Gomme résultat, c’est merveilleux. Ici Velâzquez a donné la première de ses « harmonies ».
C’est, ce qui est plus frappant encore dans la suite des portraits équestres exécutés pour le salon {le los Reynos au Buen-Retiro. Même souci des relations, mais cette fois dans un ensemble plus vaste el plus com-
Cliché Société Photogr.
Velâzquez. — Les Lances ou la reddition de Breda. (Musée du Prado, vers 1636.)
plexe ; même observation des rapports, mais l’orchestre est plus riche, l’instrumentation plus fleurie. C’est la gamme bleu et argent, le luxe vénitien des Lances , peintes à la même époque et pour la même destination. Mais les portraits sont bien supérieurs au tableau. Velâzquez a laissé des œuvres plus extraordinaires que le D. Balthazar Carlos à cheval : il n’a rien fait de [dus triomphant ni de plus accompli. La peinture est un enchantement. L’adorable petit cavalier, irréprochablement en selle sur son vif poney andalou, ce temps de galop matinal dans la lumière nacrée, la beauté du motif, le lustre et le chatoiement limpides du morceau.