‹ La peinture, XVIIe et XVIIIe sièclesChapitre 192 sur 391 · LA PORTERIE DES CORDELIERS · texte numérisé non relu

LA PORTERIE DES CORDELIERS

sionomie spéciale du « milieu », ne peuvent être mieux rendus. On se trouve transporté dans des conditions religieuses où de tels spectacles cessent de surprendre et paraissent être des phénomènes attendus. La couleur même, dans sa gamme grise et d’aspect un peu terne, est pleine de chatoiements discrets, de diaprures prêtes à sourire. La palette ne tardera pas à prendre cet éclat et ce luxe extérieurs, qui sont un des plus sûrs attraits de l’art de Murillo.

Le charme dut être irrésistible. Comparé au style glacial de Zurbasan, à son art dur, contrit, à son imagination débile, Murillo rayonne de génie et d’inspiration.

Ce qu’il y a d’opprimant dans le réalisme espagnol, il le soulève d’un coup d'aile. Imaginez dix toiles de même importance et de même prix, vous comprendrez l’effet de délivrance que dut produire cet ensemble de la Porterie des Cordeliers.

C’est dans le même sens que durent agir les célèbres études d’enfants, peintes pour la plupart à cette époque (Munich, Dulwich, etc.), et dont le Pouilleux du Louvre est la plus populaire. Qu’on songe au genre d’exhibitions en vogue dans l’école, à la Femme à barbe de Libéra, aux

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