‹ La peinture, XVIIe et XVIIIe sièclesChapitre 225 sur 391 · LE PAYSAGE DE LORRAIN · texte numérisé non relu

LE PAYSAGE DE LORRAIN

ture, aux premiers plans, remplace généralement les arbres. Les feuillages, moins minutieusement brodés au petit point, respirent et s’aèrent. L’association des éléments humains, les palais, les fabriques, avec ce que la nature a de plus profond et de plus vaste, l’océan et le ciel, de l’ordre intelligent et des forces infinies, forme une combinaison d'une éloquence toute nouvelle. On est bien obligé de remarquer que ce sont

Cliché Hanfstaengl.

Claude Lorrain. — Un port de mer. (National Gallery.)

choses contemporaines des dernières années de Poussin, que les deux maîtres à cette date habitaient porte à porte, et que ces travaux du Lorrain se ressentent du voisinage.

Oui, Claude dut à Poussin cette transformation de son style. Son art fut moins champêtre. Claude n’en fit cependant qu’à sa tête. N’attachez pas trop d'importance à l’énoncé du soi-disant « sujet » de chaque tableau : qu’il s’agisse de Chryséis ou de la reine de Saba, de Cléopâtre ou de sainte Ursule, les comparses qu’il fait ajouter par des amis à ses ouvrages n’ont évidemment pour l'artiste que l’existence la plus vague. Ne cherchez également aucune réalité dans la construction de ses Cartilages et

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