‹ La peinture, XVIIe et XVIIIe sièclesChapitre 247 sur 391 · HYACINTHE RIGAUD · texte numérisé non relu

HYACINTHE RIGAUD

Le grand contemporain de Largillière, Rigaud, Hyacinthe-François- Honorat-Mathias-Pierre-André-Jean-Rigaud y Ros (1659-1743), lui ressemble et en diffère. Son œuvre est aussi abondante, et cependant moins copieuse, son style aussi superbe et moins luxuriant ; la couleur est

moins chatoyante, le dessin plus écrit. L’atmosphère est d’essence’moins line et moins brillante. Le paysage, le ciel disparaissent des tableaux, et sont remplacés presque partout par des fonds d’aspect monumental, ou par un écran neutre où se détache le visage. Il y a moins de tempérament et peut-être plus d’intelligence. Rigaud lixe l’aspect sous lequel le grand siècle a souhaité de s’éterniser ; Il s’est associé à jamais à l’idée que nous nous faisons d’un Louis XIV ou d’un Bossuet. Il nous a imposé

Hyacinthe Rigaud. — Portrait en armure du prince électoral Frédéric-Auguste III (Musée de Dresde, 1714.)

Cliché Tartane.

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