‹ La peinture, XVIIe et XVIIIe sièclesChapitre 270 sur 391 · LES LIMITES DE BOUCHER · texte numérisé non relu

LES LIMITES DE BOUCHER

usé, fourbu, au milieu de ees bibelots, de ce précieux bric-à-brac, de ces porcelaines, de ces armures, de ce luxe pittoresque qu’il avait tant aimé. Là est la vraie explication de son talent et de son art : tout cela n’a pour lui qu’une valeur de circonstance. Boucher n’a ni conviction, ni principe, ni scrupules. D’où vient cependant sa séduction, sa grâce irré, sistible? D où vient que le siècle s’e,st reconnu en lui et que nous n’échap-

Cliché Braun et C»c.

Boucher. — Madame de Pompadour. (Musée d’Edimbourg.)

pons pas à sa fascination ? C’est que Boucher a eu la vertu à laquelle on passe tout : il a passionnément aimé la vie.

L art de Boucher. — J’ai essayé plus haut de donner un aperçu de l'œuvre; ce n’est pas en deux ou trois pages qu’on fait le tour de cette agile et rapide imagination.

Si vive et si vaste soit-elle, ne lui demandez jamais le mystère, l'infini de rêve, le charme nostalgique qui baignent le monde de Watteau. Bouclier ne connaît que le plaisir à portée de la main ; ce qui lui est le plus étranger est la 'mélancolie. Ne lui demandez pas davantage l'intimité.

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