FORMES DE PASSAGE
Observation I! :
La malade N° 128.342, âgée de cinquante ans, se présente à la consultation de notre Maître, M. le Professeur Gougerot, à lPhôpital Saint-Louis, le 14 décembre 1937. Elle se plaint d’une chute des cheveux, diffuse, brusque et très importante, bien qu'elle ait commencé brutalement il y a quinze jours seulement. Sur {out le cuir chevelu, mais prédominant dans la région du vertex, on constate une alopécie en clairières d'aspect syphiloïde. Partout la traction des cheveux les arrache sans difficulté. Les orifices folliculaires sont nettement visibles dans les régions alo-
1. 2.3. H. Gougerot, A. Carteaud et S. Boulle, à paraître dans les Annales des maladies vénériennes.
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péciques, les téguments sont souples, nullement atrophiques, ni cicatriciels. L'aspect de cette alopécie est tel que l’on pense d’abord à un cas banal d’alopécie en clairières syphilitique secondaire. Mais il n’existe aucun signe de syphilis et la malade nie tout antécédent. Nous recherchons alors systématiquement la pelade qu’un nouvel examen, plus attentif, n’a aucune peine à affirmer. En effet, il existe à la nuque une plaque unique, arrondie de dix millimètres de diamètre, rappelant une plaque de pelade et surtout criblée de cheveux en point d'exclamation. Et l’on découvre de nombreux cheveux peladiques classiques, également au bord des clairières syphiloïdes.
L'examen en lumière de Wood, pratiqué avec Patte, montre une « fluorescence normale du cuir chevelu ».
Les Bordet-Wassermann classique, Hecht, Desmoulières, le Kahn, entièrement négatif dans le sang, confirment l’absence de syphilis.
La malade est donc traitée comme une peladique, par une pommade à l’huile de cèdre, une lotion exc1tante, etc...
Elle revient nous voir, le 14 janvier 1938. L'alopécie est presque généralisée à tout le sommet de la tête, rappelant par sa forme une alopécie séborrhéique. Les régions de la nuque et rétro-auriculaires sont couvertes de plaques d’alopécie en clairières criblées
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de cheveux peladiques. On met la malade au traitement par les injections intradermiques de méthylacétylcholine. :
(Milian et Périn. Bulletin de la Société Française de Dermatologie, 1923, p. 466 : Pelade en clairière.)
MR ES dix-sept ans, employé de magasin, vient consulter le 12 novembre 1923, pour une chute de cheveux datant d’un mois ct qu’il attribue à une fièvre paratyphoïde dont il a été atteint deux mois auparavant. z
On est frappé à première vue par une alopécie en clairières caractéristique, évoquant d’emblée l’idée d’une syphilis secondaire.
Le cuir chevelu est pris dans ses diverses régions sans qu'il y ait prédominance pour une zone déterminée depuis le front jusqu'à la nuque, et d’une oreille à lautre, il est le siège d’ilots alopéciques arrondis ou ovalaires, au nombre d’une vingtaine environ. Ces ilots ne dépassent pas dans leur ensemble la surface d’une lentille ou d’un très petit haricot. Un seul, dans la région pariétale droite, atteint les dimensions d’une pièce de 50 centimes. Dans leur intervalle, les cheveux, sous l’influence d’une traction un peu forte, fombent ün peu partout. Au-milieu des plaques alopéciques, les cheveux sont tombés en presque totalité. On pense d’autant plus irrésistible-
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