‹ La Penelope normande piece en cinq actes et en proseChapitre 33 sur 92 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Non.

S AXA J OU

Eh ! on voit beaucoup de femmes qui ont un amant... On en voit quelques-unes qui en ont deux ; on en voit môme quelques-unes qui n'en ont pas.

RENÉ

Tu es insensé.

S AN AI OU

Mon cher, j’ai lu et relu tes lettres. Cette femme-là n'est pas libre. Elle aurait dû te le faire comprendre... mais voilà le difficile. (Riant.) Il y aurait pourtant eu, moyen !... Mais les femmes ne l’adopteront jamais. 11 y a des hommes qu’elles n'aiment pas ; mais elles aiment l’amour de tout le monde.

R K N K, riant*

Voyons ton moyen.

SANAJOU.

Ilené, as-tu jamais songé au service immense que l'administration des omnibus a rendu aux voyageurs qui parcouraient la ligne des boulevards... à Paris ?

H ENÉ.

Mais, pourquoi cola?

SANAJOU.

Il était horrible pour les conducteurs d’ètre interpellés tout le long de leur parcours et d’ètre obligés de répondre deux cents fois par jour : Il n’y a plus de place 1 II était également irritant pour les piétons de courir après une voiture et de ne savoir qu’il n’v avait pas de place qu’après un steeple-chase de huit ou dix minutes.

C’est vrai, mais...

SANAJOU.

Eh bien ! aujourd’hui , un grand écriteau relevé, annonce, en môme temps que l’on voit la \oiture, qu’il n’y a pas à espérer d’v trouver une place. On y lit ce mot, d’une concision éloquente : Complet !

RENÉ

Où diable veux-tu en venir ?

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