NO K MI
Al) ! vous êtes son confident ?
S A N AJ OU.
Oui, madame; René est le jeune prince, moi, je suis le fidèle Arbate. II me demande des conseils; je lui en donne, il ne les suit pas. Cependant, bien que ce rôle de confident soit obscur et sacrifié, je l’ai accepté bravement, et je le remplirai le mieux possible.
N O E M I , qui pondant ce temps regardait la table à ouvrage.
Ab! mon Dieu! j’en étai**sùre...
SAN A J OU, inquiet.
Qu’y a-t-il, madame?
NOKMI.
Ils ont oublié de m’envoyer ma soio bleue, (eu. cherche .uns s «
corbeille.)
SANAJOU.
Quelle soie bleue?
NOKMI.
Pour ma tapisserie... Continuez, monsieur... je ne perds pas un
mot. (Elle cherche toujours.)
SAPAJOU, à part.
Ah çà, les Pénélopes font toutes de la tapisserie... en Normandie comme à Ithaque.
NOEMI, regardant son travail avec chagrin .
Quel ennui! elle était presque achevée.
SANAJOU, à part.
Pauvre Ulysse! on no la défera pas, celle-là !
NO l£ M i.
Vous dites, monsieur?
SANAJOU.
Rien, madame. Je reprends mon récit, bien qu’il semble vous intéresser médiocrement.
NOEMI, qui nV-coute plus.
Mais, au contraire, je suis tout oreilles.
SANAJ-OU.
René est la plus heureuse nature que je sache, et la plus candide.
ACTH III.
Son bonheur m’est cher; et en ce moment... il fait un rêve enchanté dont le réveil sera douloureux. Je lui ai dit cent fois : mon cher enfant, lu comprends bien que...
NOKK I.
Ahl la voilà...
SAN aj ou.
La soie bleue ?