‹ La pensée antique (de Moïse à Mare-Aurèle)Chapitre 23 sur 103 · THÉOLOGIE CHALDÉENNE · texte numérisé non relu

THÉOLOGIE CHALDÉENNE

L'Astarté des Phéniciens, suivis par les Carthaginois, n'était que la copie de Belît, une des déesses de la Chaldée.

Chacun des dieux de la Chaldée se doublait d'une déesse qui était en quelque sorte son reflet; et à Bel, le dieu solaire, maître des hommes, faisait vis-à-vis Belît, la Vénus chaldéenne, reine de la volupté, et aussi reine de la victoire.

S'il faut en croire Hérodote, les dames de Babylone auraient rougi d'arriver à la vieillesse sans être allées au moins une fois faire œuvre de courtisanes dans le temple de la déesse Belît,

De quelles aberrations est donc capable le sens humain pour qu'on ait pu considérer comme un devoir de religion l'affichage public de la femme s'abandonnant à un inconnu qui la paie !

Mais on connaîtrait mal la Chaldée si on la jugeait d'après les abominables coutumes où se complut l'impudique Babylone. Nous devons songer que la Chaldée partage avec l'Egypte l'honneur d'avoir été la mère des lettres, des sciences, des arts et des religions. C'est dans ces deux pays que prit son premier essor la civili-

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