‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 110 sur 244 · LE POÈME DE LA MESSE · texte numérisé non relu

LE POÈME DE LA MESSE

revèlil (le notre humanité ! Venez, sanctiOcaleur souverain, bénissez l'oblation destinée à la gloire de votre &a\nt nom ! Qu'elle arrive, comme une suave odeur, en présence de votre majesté ! »

El l'encensoir est promené sur les doris^ ainsi appelés dans la liturgie, parce que les fidèles apportaient autrefois le pain et le vin qui devaient être la matière du sacrifice. L'odorante fumée monte au ciel avec les prières des fidèles, qui s*unissent aux vœux du sacrificateur par cette réponse faite à chacune de ses supplications : a Ainsi soit-il! » Ils demandent que le Seigneur allume en eux le feu de son amour, la flamme de l'éternelle charité.

Le prêtre lave ses doigts et par là rappelle aux ^sistants la nécessité de se nettoyer des moindres souillures pour être dignes de prendre part au grand mystère. Puissent-ils tous se rendre ce témoignage qu'ils ont ïï^^rché dans leur innocence et que leurs pieds ne se soni j)as écartés du sentier de la justice !

'-•«^ prêtre ajoute solennellement en se tournant vers 1^» lidèles : « Priez, mes frères ! » Et les fidèles unissent l^urs prières aux siennes, afin que le sacrifice commun l^i va avoir lieu soit agréé par le Tout-Puissant.

Nous sommes au second acte, qui est l'acte de la *^inle péripétie. Les âmes ont pris leur vol au-dessus "^ la terre et ont soulevé le voile des sacrés et redoulables mystères. Il semble que Tlnfini se découvre à ^lles et. qu'elles franchissent les (routières du temps pour entrer dans rélernilé : « Par tous les siècles des siècles! — Ainsi soit-il — Que le Seigneur soit avec vous ! — Et avec votre esprit. — Élevez vos cœurs ! —

iSi I.K DOr.MATlSMl-: CATHOLIQDK

Nous les lournons vers le Seigneur. — Rendons' gricefl à Dieu! — C'est Juslîce. — Oui, il est juste que nous voua rendions grâces. Père tout puissant!,., n Les Anges, les Vertus, les Puissances, tous les esprits du ciel sont invités à faire cortège au crucilié dont le sacrifice se continue sur cet autel où il sera tout i) l'heure présent.

Le peuple transporté s'unit aux séraphins pour chanter le cantique qu'entendit Isaïe, quand apparut à ses regards la majesté de Dieu sur son trône : u Saint, saint, suhil est le Seigneur, le Dieu des armées. Sa gloire remplit le ciel et la terre. "

A la glorilication du Dieu terrible de l'Ancien testament se joint la glorification du Dieu miséricordieux de la Nouvelle alliance, du doux triomphateur de Jérusalem devant qui les petits enfants semaient des Heurs: (( Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur I »

El à ce moment s'accomplit la grande action.

Tandis que, dans la messe des églises grecques, c'est l'invocation au Saint-Esprit qui provoque le mimcle, dans la messe des églises romaines les mots magiques sont les paroles mêmes de Jésus : n Ceci est mon corps, ceci est mon sang. »

Le priïtre étend les mains sur le pain et sur le viu; il consacre solennellement ces dons de la famille chrétienne; il multiplie les signes de croix évocateurs de U mort de Jésus,

Ce n'est plus du pain qui est là ; ce n'est plus du via C'est Dieu.

Fidèles, haut les cœurs ! Voyez |iar la fui Jésus pré' sent avec les signes de sa mort violente. Sous les espèce) du pain séparé du vin, voici son corps d"où s'est écoul son sang. Unissez-vous ii lui en cet état. Offrea-je t

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