‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 112 sur 244 · L'EUCHARISTIE JOINTE AU BAPTÊME · texte numérisé non relu

L'EUCHARISTIE JOINTE AU BAPTÊME

lie on lui faisait violence. Saint Cyprien raconte, au sujet d'une fillette à la mamelle, que sa nourrice Tavait portée aux sacrifices païens avant que sa mère rapportât dans rassemblée des chrétiens. Le diacre, qui présentait tour à tour aux fidèles la coupe sacrée, la présenta à cette enfant. Celle-ci se mit à détourner la tête, à serrer les Ifevres et à repousser le calice. Le diacre néanmoins persista et la fit boire de force. « Aussitôt, ajoute saint Cyprien, elle eut le cœur soulevé et vomit. L'eucharistie ne put demeurer dans cette bouche souillée. »

On ne pouvait admettre que les tout petits enfants ne communiassent point. Comme ils sucent volontiers tout ce qu'on leur présente, il était fréquent de leur donner du bout des doigts le vin consacré, ainsi que l'explique Hugues de saint Victor.

Vous demanderez pourquoi l'Église tenait tant à ce que les petits enfants communiassent. C'est parce que sa doctrine fut d*abord que la communion était nécessaire à tous pour le salut. Les Pères l'ont répété en toutes manières. Et sur quels textes s'appuyaient-ils? Sur quels textes s'appuyait l'Eglise? Sur ces paroles catégoriques de Jésus dans saint Jean : ce Si vous ne maogez mon corps et ne buvez mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous-même. »

Mais, malgré l'autorité des docteurs les plus illustres, malgré la tradition d'innombrables générations de saints et de martyrs, de papes et d'évêques, l'Église romaine en viendra à interdire la communion donnée aux enfants. Là où elle voyait jadis une obligation, elle verra un sacrilège, et elle décidera qu'au lieu d'adjoindre la première communion au baptême dès le lendemain de la nais-

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