‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 132 sur 244 · NI UNIVERSALITÉ NI PERPÉTUITÉ DANS LE CATHOLICISME · texte numérisé non relu

NI UNIVERSALITÉ NI PERPÉTUITÉ DANS LE CATHOLICISME

Le catholicisme romain s'est donné comme la religion universelle, embrassant tous les lieux et tous les temps. De fait, son histoire le montre localisé en certaines parties du monde ; et sa décadence révèle en lui une religion temporaire.

Tout en affirmant ses bienfaits à rencontre de ceux qui n'ont d'yeux que pour le mal, tout en reconnaissiant qu'il a été une école de fortes vertus, tout en procla* mant Tefficacité sociale de grandes œuvres qu'il a semées par le monde, il faut bien constater que des multitudes Tignorent; que beaucoup de grandes nations se sont soustraites à lui, et que, là même où il règne ofGciellement, il a perdu la souveraine direction des âmes.

D abord, Thistoire des idées manifeste les imàienses progrès des sciences apportant des solutions naturelles à une partie des problèmes auxquels les religions répondent par le surnaturel; substituant les explications évolutionnistes aux cosmogonies miraculeuses; et faisant gagner du terrain à Tespril positif sur l'esprit théologique, dans tous les centres du monde parvenus à la haute culture.

Puis, l'histoire des religions, en même temps qu'elle rend manifeste la permanence du sentiment religieux, inséparable des plus nobles aspirations de la nature humaine, nous révèle Tascension graduelle des formes religieuses vers un sommet qui est bien le triomphe de Tesprit chrétien, mais qui n'est pas le triomphe du dogmatisme catholique.

Enfin, l'histoire des nations nous montre que la prépondérance actuelle des Européens, et celle des Améri-

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