‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 139 sur 244 · SG · texte numérisé non relu

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et lettres qu'à lUrc de (lépendanccs do la théologie. Il se trouve des conciles pour proscrire la lecture des livres de l'antiquité et s'élever contre le mélange des poisons du paganisme avec le pain du clirtslianisnie. Tous les écrila tendent à l'instruction religieuse et à l'édilication des âmes. La place la plus grande y est donnée aux commentaires moraux cl allégorir|ues des Ecritures.

La part faite aux imaginations réside dans les vies des saints. On se plaît à évoquer sous toutes ses formes la période héroïque du christianisme. Chaque cité se cherche dans le passé des patrons illustres par la piété ou par le martyre. 11 est rédigé d'onctueux récita do leurs farts cl gestes où à quelques vérités se mêlent mille lictions pour alimenter la foi des fidèles, .\ucun esprit critique. Les clercs comme le peuple croient aux miracles Eans examen. Le zèle dévot inspire des faux de toute sorte. L'abhé FIcury lui-même confesse que « l'on reçut trop aisément des écrits supposés sous des noms illustres d'auteurs ecclésiastiques ». Il ajoute que » les histoires qui contenaient un plus grand nombre do miracles el des plus extraordinaires, étaient les plus agréables u.

La commune ignorance faisait regarder des pliénom^nes naturels comme des maniFeslations surnaturelles de la protection de Dieu ou de sa colore. On prétendait d6méler dans la disposition des astres, dans les mouvements du soleil et de la lune, des signes divins. Des astrologues prophétisaient l'avenir d'après l'inspection du ciel. Les éclipses el les comètes donnaient lieu à des commentaires fantastiques et à do folles terreurs.

11 ne se préparait pas moins un mouvement général Ses esprits qui, sans rien âter de silùt à la crédulité,

4U LES SOOLASnQCES

devail être an premier p«s tus le triomphe loïolaia

de la nisoo.

Oa sait comment le génie cooqaéraot et ocçanisateor de Charlemagne coDsIitaa [a chrétienté.

Sons ce monarque, très dévot sans doute iintsqae dans •es continoelles pérégrinalioas il se faisait accompagner de clercs avec reliques et ornements pour la célébration des offices, maïs ouvert en même temps aux grandes initialires, il y eut comme un réveil de la pensée, qui était entrée en sommeil depuis le vi' sït-cle.

Les livres de saint Augustin et d'autres Pères ds l'Église: des commeulaires du Phédon et du Timie ie Platon ; quelques fragments de la Mfthode d'Arislole avec une introduction de Porphyre ; des traités de Boèce, où le péripatétismc domine dans les matières logiques, el qui, pour la morale, allient l'inspiration stoïcienne k Tinspiration chrétienne : des compilations d'Isidore. deCassiodore et du Carthaginois Capella, polygraphe du vi' siècle dont le Sali/rkim est une espèce d'encyclopédie latioo eo neuf livres; enfin divers sommaires en usage dans les écoles romaines : tels étaient, au siècle de Charlemague, les principaux matériaux des hommes d'étude. Ceux-ci étaient encore rares, et tous ou presque tous appartenaient au clergé régulier. Regrettons que maints religieui aient gratté de vieux manuscrits pour mettre des niaiseries tliéologiquoa à la place do chefs-d'a'uvre. Il n'en osl pas moitis vrai que, d'une manière générale, les monastères furentpcDdant des siècles le refuge des lettres elle dépAl des trésors de l'antiquité épargnés par la harbarie.

Les manants peinaient ; les seigneurs guerroyaienli

is les moines lisaient, méditaient, écrivait gnaient.

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