‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 160 sur 244 · L'ASPIRATION A UN MONDE NOUVEAU · texte numérisé non relu

L'ASPIRATION A UN MONDE NOUVEAU

isolées ; elle décida qu'il convenait de sévir vigoureusement contre les Albigeois, adeptes du pessimisme manichéen et surtout antipapistes. Alors commença cette grande tuerie qui au xiii*" siècle a ensanglanté le Midi. Les malheureux ! On les égorgeait, sous prétexte de les convertir. S'y serait-on pris autrement, si Ton eût voulu leur prouver le pouvoir de ce génie du mal auquel on prétendait les dissuader de croire?

l'aspiration a un monde nouveau

Ni les Albigeois, ni Amaury, ni David ne se bornaient à des spéculations en Tair. Les uns et les autres déduisaient de leurs croyances et de leur métaphysique des idées pratiques de haute portée.

Partant de ce principe qu'il n'y a qu'un être unique, mais que cet être se développe sous des faces diverses se succédant selon une loi de progrès, on en venait à distinguer trois grandes manifestations de Dieu : le règne du Père, le règne du Fils et le règne du Saint-Esprit. On reléguait le règne du Père au temps de Moïse et des patriarches ; on voyait dans le Christianisme le règne du Fils rapprochant de l'humanité la divinité naguère cachée ; et on appelait des vœux les plus ardents une ère nouvelle, le règne du Saint-Esprit, où Tunion s'opérerait enfin véritablement soit entre les hommes et les hommes, soit entre l'humanité et la divinité.

« Jusqu'à présent, disait Amaury, le Fils a seul agi ; mais maintenant le Saint-Esprit va commencer son œuvre, qu'il continuera jusqu'à la consommation des siècles. »

Cette doctrine de Tavènement du Saint-Esprit, depuis

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LES aÉVES DES ALCHIMISTES

Aux utopies sociales il s'en mêla d'autres. On posait en principe que tout est dans tout. Cela n*inipliquail-il

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