I.ES DEUX COrHANTS ÉVAN'GÉUQOES
La vertu est de ressemblera Dieu, disaient les Platoniciens. La vertu est de ressembler au Christ, disent les Ctirétiens. Quand ils parlent ainsi, les chrétiens no font que reprendre le dire de Platon ; car ils ont promu Jésus à la dignité de Dieu malgré lui-même, malgré ses premiers disciples, et malgré les premiers évangélistes.
Les mystiques placent la ressemblance avec Jésus dans une vie de renoncement, de recueillement et de contemplation intérieure. Il semble bien qu'on doit leur donner raison.
Jésus dit ; o On ne peut servir deux maitres, Dieu et le monde. Celui qui veut être mon disciple, qu'il renonce à soi, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. » Et saint Paul osera dire de lui-même qu'il achève en sa chair ce qui manque aux soufl'rances du Christ.