LES LOLLARDS
Le même courant de mysticisme qui fit éclore les Béguards au xin' siècle suscita les Lollards au xlv^
Leur chef Walter Lollard né en Angleterre, prêcha ses doctrines en Allemagne et fut brûlé à Cologne, lan 1322.
Il voyait dans la messe, dans les sacrements^et dans l'intercession des saints, une superfétation dangereuse qui tenait trop souvent la place des vertus et de l'amour
lie Dieu. Plus de pnHres; mais la foi vraie, l'espril (l'huiniliLô, de pauvrelû cl de fraleruité : telles étaical ses conclusions.
Sou aclif aposlolal i,'i'oii[ia uiilour de hii un ^TanJ nombre de discijdes <]iio ses biographes portent Ju!ii]u'à ><0000. Il en clioisiL douze qu'il appela les nouveaux upôlres et qui catéchisèrent diverses contrées de l'AJleniagne, de la Bohême et de la Belgique.
Pour multiplier autour d'eux les pauvres volontair««, ils rappelaient que, selon renseignement de Jé&us, ceux qui ont le cœur et l'esprit détachés des biens de U lem posséderont le royaume des cicux.
Pour détourner les Ames des pratiques usuelles de ta dévotion catholique, ils enseig'naienl que Dieu pourrait dire à l'Eglise : « Vous montrez un bruyant empressement et vous vous troublez de beaucoup de soins. Mais dans tous ces beaux oflices par lesquels vous prétendei m'honorer, que d'inutilités et que d'erreurs! Vous ressemblez â Marthe qui, occupée de préparer viandes snr viandes, oubliait sou liôle â force d'être officieuse k soD égard, et ne jouîssaiL pas de lui. Le vrai modèle c'est la contemplative Marie. Au lieu do s'embarrasser en vaines cérémonies, il faut g'oùter le don de Dieu. »
Mener dans l'amour une vie simple et humble en vrnis enfants de Dieu et en vrais frères du prochain était leur règle.
Mais, comme c'est toujours inévitable, à cùtè des auslères i) y eut les relâchés. Il y eut aussi les fanatiques. Il so trouva «les LoIJards dans ces bandes de flagellanta qui, au temps de la grande pesLc, en 1348, vagabondèrent par tous les chemins de l'Europe septentrionale. Ils criaient contre les prêtres, d'où venait selon eux tout