LE CHRISTIANISME JUDAÏQUE
Après la mort de Jésus, il se forma différentes sociétés religieuses qui se réclamaient de son nom, et l^exallaient les unes comme prophète, les autres comme Dieu. Or, au milieu de leurs divergences, les premiers disciples du
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Christ avaient généralement cela de commun qu'ils jugeaient privilégiée la race d'Iarael, conservaient les cérémonies de l'ancienne loi et s'assujellîssaient aux pratiques essentielles du judaïsme, en particulier à la circoncision. Saint Pierre, saint Jean, saint Jacques et les premiers chrétiens qui rormèrenl l'église de Jérusalem, la mère de toutes les églises, fréquentaient régulièrement le temple, se conformaient aux rites traditionnels et offraient des sacrifices. Pur opportunisme, simple concession aux convenances selon saint Augustin ; et l'ingénieux docteur expliquera qu'il fallait bien enterrer la synagogue avec honneur.
De fait, si ces errements se fussent perpétués. le christianisme aurait juslifîé ce jugement des contemporains qui ne voyaient en lui qu'une forme du rabhinisme sans vaste horizon et sans long avenir.
Mais un homme vint qui, élargissant les voies de la secte nouvelle, lui ouvrit l'immensilé el l'éternité.
Cet homme, merveille de génie et de caractère, est Paul de Tarse. It était pharisien et avait eu pour maitre Gamaliel, le disciple de l'illustre Hillei. S'étant détaché des pharisiens et converti au christianisme, saint Paul entreprit de bri.ser devant lui toutes les barrières de race, de l'affranchir du mosaïsme et d'en faire la religion universelle. à
Lh: CHnlSTIANISUE DÉJUDAÏ5É PAR SAINT FAL'L |
La lettre tue et tesprit vivifie : telle fut la grands maxime de Paul. Elle lui est commune avec Philon et avec les Kubbalisles.
Les chrétiens rigides, pour justifier le maintien des