‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 41 sur 244 · L'ESPRIT DE SACRIFICE ET D'AMOUR · texte numérisé non relu

L'ESPRIT DE SACRIFICE ET D'AMOUR

chair la corruption et la mort. Celui qui sème dans Tesprit recueillera de l'esprit la vie éternelle. Or donc, ne nous lassons pas de faire le bien ! »

l'esprit de SACRIFICE ET D AMOUR

Jésus avait dit : « Qui veut sauver sa vie la perdra, » et il avait montré Timmense vertu du sacrifice. L'apôtre Jean, celui de tous les apôtres qui a le plus platonisé, part de là pour conclure au parfait détachement, dans révangile écrit ou inspiré par lui : « N'aimez ni le moQde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, Tamour du Père n'est pas en lui ; Car tout ce qui est dans le monde est ou concupiscence de la chair, ou concupiscence des yeux, ou orgueil de la vie. Or le monde passe et la concupiscence du monde passe avec lui; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. Que, si nous sommes enfants de Dieu, nous ne pouvons qu'être victorieux du monde, et cette vicloire qui met le monde sous nos pieds, c'est notre foi. »

L'esprit de sacrifice est le sol fécond sur lequel peut fleurir la fraternité. « C'est passer de la mort à la vie que de se mettre à aimer ses frères. Celui qui n'aime pas demeure en la mort. La haine pour nos frères fait de nous des homicides; et nul homicide ne jouit de la vie éternelle. Songeons que Dieu, dans son amour, a donné sa vie pour nous ; nous devons aussi donner notre vie pour nos frères. Si quelqu'un a des biens de ce monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeurerait-il en lui? Mes petits enfants, n'aimons pas de parole

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et du bout des lèvres, mais en œuvres et en vérité. Mes bien-aiiiiés, aimons-nous les nns les autres ; car l'amour esl de Dieu, et aimer c'est connaître Dieu. Celui qui n'aime point ne connaît poinlDieu, car Dieu est amour. Aimons Dieu, puisque c'est lui qui nous a aimés le premier. Que si quelqu'un dit : "J'aime Dieu » et ne laisse pas (le liaïr son frère, c'est un menteur. Car comment celui qui n'aime pas son frôre qu'il voit peut-il ni tuer Dieu qu'il ne voit pas? »

Quoi qu'on en ait dit, Paul, non moins que Jean, esl l'apfllre de l'amour, et, surcetle matière, s'il n'a pas la même onction, il a une vigueur sublime qui lient à la plénitude incomparable de sa pensée : " Toute la loi, ditil, est renfermée dans ce seul précepte : vous aimerez votre procbain comme vous-mêmes. Mes frères, ne rendez à personne le mal pour le mal; mais songez à faire le bien devant Dieu et devant tous les hommes, ayant la paix avec tous, autant qu'il est en vous. Ne vous vengez pas vous-mêmes, mes bien-aimés; mais donnei lieu à la colère, n A moi la vengeance, et je leur saurai bien rendre ce qui leur esl dil, u dit le Seigneur. Vous, si voire ennemi a faim, donnez-lui à manger; s'il a soif, donnez-lui à boire. En agissant ainsi, vous entasserez des charbons de feu sur sa tête. Ne vous laissez pas vaincre par le mauvais : mais surmontez le mauvais par le bien. Quand je parlerais loulcs les langues des hommes el des anges, si je n'ai point la chorilé, je suis comme un airain sonnanl et une cymbale retentissante. Quand j'aurais le don de prophétie, quand je connaîtrais h fond tous les mysti>res et toute la science, quand j'aurais loute la foi jusqu'à transporter les montagnes, si je n'ai [loinlla cliarilé. je ne suis rien. Quand je donnerais luus

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