‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 79 sur 244 · LE SACRIFICE EXPIATOIRE DU DIEU-HOMME · texte numérisé non relu

LE SACRIFICE EXPIATOIRE DU DIEU-HOMME

Celte satisfaction ne peut être donnée par Thomme,

Puisqu'il ne saurait offrir à Dieu pour ses péchés rien

^^ delà de Tobéissance qu'il lui doit, par cela seul qu'il

^5l son sujet. Elle ne peut être donnée par une créature

Quelconque; car aucun être créé, même le plus grand

^®s anges, n'étant le pair de Dieu, ne possède, en sa

'^^ture finie, le moyen de donner satisfaction à TEtre

ioOni.

Dieu seul est à même de donner la satisfaction exigée ; ^t pourtant il faut qu'elle soit offerte par un homme, puisque ce sont les hommes qui sont en cause.

Dieu seul pouvant expier et Thomme seul devant expier, cette double nécessité fait qu'il nous faut un t^ieu'homme .

Sa toute-puissance destinait le Christ à ne jamais ni souffrir ni mourir ; et son impeccable sainteté a fait de Sa mort la plus généreuse des expiations.

Le don volontaire de cette vie divine et sans tache confère au sacrifice du Crucifié un prix si grand que, Quelque immense que soit la gravité des péchés des ^^onimes, elle n'est rien à côté.

En conséquence Dieu, fait homme et martyr, a surabondamment donné à sa justice et à son honneur la satisfaction et la réparation rendues nécessaires de par les péchés de l'homme, auparavant otage du diable, de la ^ort et de Tenfer, et désormais appelé à jouir de la vie ^^ernelle dans la maison céleste, grâce aux mérites ^nûnis de Jésus-Christ.

Celte doctrine, mise en lumière aux plus beaux jours ^e la scolastique, a été érigée en article de foi par le Concile de Trente. Il décide que, si la mort est passée

Li: DOliM.MISMIi CATHOLIQUE

dans tous les hommes, c'est que tous les hommes ont péché dans un seul, c'est-à-dire Jans Adam, l'auteur de la domination du diable, rinlroducteur du péché et des douleurs dans le monde. Il ajoute que le péché, non susceptible d'être effacé par les forces de la nature, n'a pu l'âlre que par le san^ de Jésus-Chrisl qui est Uieu même nous réconciliant avec Dieu; el que noire justifîcalion est un pur efl'eL de la libéralité divine.

Le salul n'était possible que par le sang, selon les docteurs du catholicisme, depuis saint Paul jusqu'à de Maislre.

De fait, toutes les religions nous donnent le spectacle de victimes sacrifiées sur les autels pour le salul des individus et des peuples. Aussi loin qu'on remonte dans l'antiquité la plus reculée, on voit l'homme préoccupé de iléchir par le meurtre les Puissances supérieures. Sa superstition imagine que leur coiére a besoin de sang pour être apaisée. Les victimes ne sont pas seulement des bœufs, des colombes, des agneaux, ce sont aussi des hommes, des femmes, des enfants.

Pendant une longue série de siècles, des bords du Jourdain aux bords du Tibre, des bords du Nil aux bords du Danube, les temples ont été des charniers où d'innocentes vies étaient sacrifiées à la divinité. Les poètes parlent beaucoup rio la fille de Jeplilé payant de sa mort la victoire de son père, el de la fille d'Agumemnon ouvrant par sa mort le chemin de Troie à la flotte des Grecs. Mais qu'eatce que ces deux sacrifices itluslres à cùlé de tant d'hécatombes humaines qui, en KgypLe,

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