LA COMMUNION DES SAINTS
Dans réconomie du salut, selon la théologie catholique, c'est au Saint-Esprit, qui est un même Dieu avec 1^ Père et le Fils, qu'il appartient de nous appliquer les rnérites de Jésus-Christ et de nous sanctifier.
Colombe de la réconciliation et de Tuniversel amour, ^1 préside à la Communion des saints qu'on peut définir 1^ communication mutuelle des biens spirituels entre tous les membres de la famille chrétienne, sur la terre, ^u purgatoire et au ciel.
Il s'opère un salutaire et constant échange de bons offices entre l'église militante formée par les fidèles vivant sur la terre, l'église triomphante formée par les bienheureux dont les âmes sont au ciel, et l'église souffï'ante formée par les pécheurs dont les âmes sont provisoirement au purgatoire, pour compléter l'expiation de l^Urs fautes avant d'être admises au partage de la félicité ^^ernelle.
La loi de la réversibilité des mérites, déjà manifestée ^^ns la Rédemption, régit ces courants ininterrompus ^'amour, de pitié et d assistance, qui unissent les comoatlants de la terre, candidats à la sainteté; les châtiés ^U purgatoire, stagiaires de la sainteté; les victorieux ^U paradis, titulaires de la sainteté.
Il existe tout un trésor de grâces surabondantes, constitué par les mérites des bons, par leurs soulTrances, palpeurs prières, et qui sert à l'acquit de la dette des vicieux et des criminels. L'innocence des uns et leurs austéï^tés profitent à d'autres vivant dans la mollesse et dans t opprobre. Ici pleure dans l'ombre une fille vertueuse qui
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LK DOliMATISM(: CATUfJUtJLl':
raclièle par ses pieuses angoisses les hontes de son pèi Là UQ fils scélérat Lénélicic des supplicalioDS de sa mèi morte, qu'il oublie niais qui ne l'oublie pas, et qui devenue puissante au ciel. Ailleurs la piété d'un indi; résigné dans sa misère va abréger au purgatoire les ture:) du riche qui lui fui un jour secourabli
Au prix d'épreuves, de inorlilicaLioDS, de doulei acceptées et voulues, le juste satisfait non seuleni» ni" pour lui-même mais pour les méchants; et d'autc~«s bénéficient de la clémence divine à proportion cl es, rigueurs accumulées sur lui. j
Pareilles à un homme immensément riche qui d'un même coup paierait toutes les dettes d'une multitude àe débiteure, quelques âmes éminemment pures peuvent donner satisfaction à Dieu pour tout un peuple.
Chaque famille, chaque ville, chaque nation possède auprès de Dieu ses intercesseurs naturels qui, avec l'autorité de leurs vertus et de leurs œuvres saintes aU temps de leur passage sur la terre, sollicitent efGcacement la miséricorde céleste.
Ainsi sont reliés les tid^tes aux fidèles, les vivants aun morts, la terre au ciel, par une liienfaisante circulation d'indulgences et de rédemptions particulières, qui sont comme le miroir de la grande indulgence, de la grande Rédemption. Un immense réseau de charité enveloppe la création.
Je me trompe. 11 y a des exclus. Vaines seront vos prières et vos œuvres pour des infidèles. Pas de pacte avec Bélial !
Qu'un homme ait toutes les vertus, qu'il pratique toutes les austérités, qu'il accomplisse les plus nobles actions, qu'il subisse le martyre : un Pascal vous dita)
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à la suite de saint Thomas d'Âquin et des autres docteurs du catholicisme, que « tout cela est inutile hors e TEglise et de la communion du chef de TEglise, qui est le Pape »
A plus forte raison les damnés sont-ils en dehors de '^ communion des saints. Qui entre parmi eux est perdu pour jamais.