LE BAPTÊME
Les trois sacrements fondamentaux sont le BapLème, la Pénitence et l'Eucharistie.
• Le premier régénère l'homme et le fait chrétien ; le second est le remède spirituel du chrétien pécheur ; le troisième est la nourriture spirituelle du chrétien en état de grâce.
Le haplème, qui se fait aujourd'hui par une elTusion d'eau sur la tôte, s'est fait par immersion, pendant plus de onze cents ans, et devrait toujours se faire de même si l'Eglise, comme elle le professe, était conséquente avec ses propres traditions et s'ahslenait de changer ce qui a été institué par Jésus, pratiqué par les apôtres et consacré par elle-même pendant des siècles.
Jésus avait dit expressément : Plonge:- daim feau tout le corps, et c'est là, dans l'original, le sens de ce mot : Baptisez. L'entière immersion marquait l'entière purilîcatioa; et elle était >répétée trois fois de suite, en signe
des trois jours jiassés par Jésns dans son lombcau. Les piscines avaient la forme de sépulcres.
Comme le reconnaît Tertullien, l'immersion chrétienne a eu un antécédent dans les mystères païens d'Elensis. Eleusis avait ses piscines consacrées où étaient plongés les criminels qui ventaient être purifiés de leurs forfaits.
Bossuet dépeint comme il sait la cérémonie du bap-
l&roe des chrétiens, telle qu'elle a été observée jusqu'au
milieu du moyen ûge, conformément au,\ rites aposto-
Uques : « Ou les plongeait entièrement dans les eaux,
en invoquant sur eux le saint nom de Dieu, Les specla-
leurs, qui voyaient les nouveaux baptisés se noyer, pour
sÎQsi dire, et se perdre dans les ondes de ce bain salutaire,
paia revenir aussitôt laves de celte fontaine très pure.
se les représentaient en un moment tout changés par
lî vertu occulte du Saint-Esprit, dont ces eaux étaient
tnimées ; comme si, sortant de ce monde en même temps
91'ils disparaissaient à leur vue, ils fussent allés mourir
XlTec le Sauveur, pour ressusciter avec lui selon la vie
hoiiTelledu cliristianisme. n
D'après le dogme catholique, ce sacrement qui ouvre t porte de tons les autres est indispensable pour le ulut, par application de la parole de Jésus dans l'évangile selon saint Jean : « Si quelqu'un n'est régénéré JaQs l'eau et dans l'espiit saint, le royaume de Dieu lui lia jamais fermé. »
Des lors, au lendemain d'une naissance, on ne saurait rop bâter l'heure de ce simulacre de renoncement oii, ïoug l'ondée sainte, un enfant sans raison fait les plus solcDDelles promesses par la bouche d'un parrain, porte-
3!ti L1-; IWG.MATISME CATIIOLIQUE
parole fictif du petil baptisé à la fois engagé et irresponsable.
Est-ce lafuutc d'un enfant s'il meurt sans être baptisé, direz-vous^
Il n'importe. Cet enfant devra tout au moins aubiri jamais celle partie du supplice des damnés, si prodigieusement douloureuse selon les théologiens, qui consiste ù Hre rCi'i-neltpmrnt st'part-s de Dmt ei privés ili su vision béalifiqw! .
Lorsqu'ils décident qu'il en est ainsi, les doctetiB du catholicisme outragent évidemment la morale «I iJieu. En ont-ils l'intention? Point. Mais ils sool 1^ victimes de cette maladie mentale qu'on pourrait app«l«f le délire théologique.
\.K PÉNITENCE II.VNS l'kiILISE PRIMITIVE
Dans les premiers temps du clu'islianisme, rinitiati"* baptismale succédait à de longues épreuves. Le né^ phyte devait consacrer des mois et des années à pénétrer de la doctrine et à réformer ses mœurs, ava**' d'ôlre admis â passer du rang des catéchumènes au rWÉ des fidèles et à voir enfin remis tous ses péchés, loo^ temps releiiiis. Au sortir des fonts baptismaux, U ét»i' revêtu, pondant sept jours, d'une robe blanche qui état* le symbole de l'innocence qu'il devait garder jusqu ■ aa mort.
Désormais le nouveau chrétien vivait dans la pi"* I étroite communion avec les autres chrétiens de soO i église. Joies et peines étalent communes à tous, et f^- Lse donnait mutuellement, selon l'âge et le sexe, 1**! Bdoiix nums de pères, d'enfants, de frères et de sœu