LK RKLACHEHËNT D.^NS LA PÉNITENCE ^^H
Une preuve du reUchement survenu nous est fournie par certaines lettres de saint Cyprîen et ]
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curieux Iraité sur les tonilii'S, écrit l'an 251. L'évèque Je Carlhage y rend lémoignagne des grandes concessions qui, apri'S la persécution de l'empereur Dèce, Furent faites aux apostats.
Au lendemain de l'édil impérial, lieaucoup d'habiles. — etCyprien les condamne, sans toutefois leur garder rigueur, — obtinrent des autorités païennes, coulumières de ces complaisances, des attestations portant qu'ils avaient sacrifié, sans qu'ils eussent sacrilîé en eiTel, tout comme il arrive de nos jours que, pour se marier à l'Église catholique, certains obtiennent des liiilets de confession sans avoir confessé.
Mais une foule do chrétiens se décidèrent à une publique apostasie. Cyprien les montre luttant d'empressement pour sacrifier aux idoles : « On eut cru, dit-il en gémissant, que ce n'était pas le pouvoir qui leur faisait violence, mais que c'étaient eux qui faisaient violence au pouvoir. »
Parmi les renégats qui sacrifièrent aux idoles, il se trouva même des évèques d'Afrique, comme en fait foi tiuc lettre de Cyprien à t'évéque Antonien. ils étaient 5ans doute de ceux qu'il dépeignait occupés d'affaires et de prolits et attrapant des fonds de terre par de malfaonnôtes manœuvres, tandis que des fidèles mouraient de faim.
Sitôt calmé le court orage de la persécution, les apostats de la veille firent amende honorable. Mais régulièrement ils ne pouvaient qu'être admis au nombre des pénilenls ; et ils auraient dû le rester toute leur vie si la sévérité des premiers temps eût été maintenue.
Elle ne fut pas maintenue. Saint Cyprien signale avec ftniertume ces tombés qui viennent communier avec les