LE RELACHEMENT DANS LA PENITENCE
s3.i.iitCyprien. Un homme ne saurait se substituer à Dieu. ^^ n'est pas au serviteur de remettre les attentats com- "^^^s contre son maître. Il ne suit de telles pratiques fl^^iine seconde faute ajoutée à la première. C'est le Seigneur qu'il faut prier; c'est le Seigneur qu'il faut ^P^Jser, à force de repentir, de roortiGcations, de jeûnes, d aumônes, de bonnes œuvres. »
Saint Cyprien se plaint de ce que ces lâches chrétiens, ^^rit les mains et les bouches s'étaient rendues sacri- *^&es au contact d'oblations païennes, assiégeaient de '^^s côtés les martyrs et les gagnaient jMzr faveur on pt^^ imporiumté^ en sorte qu'tV était délivré tous les J^Ters mille billets de pair sans discernement ni examen d€*j^ personnes,
Xl y avait même des billets conçus en ces termes : * f^uun tel communie ainsi que les siens! » Ce qui faisait ^**c à Tévêque : « Cela s'étend bien loin, lorsqu'on dit *^î et les siens; et on peut nous présenter trente per- ^^«^nes ou même davantage, qu'on assurera être parents, ^l^iés, affranchis ou esclaves de celui qui a regu le "^llet. C'est pourquoi je vous prie de désigner en particulier dans vos billets ceux que vous voyez vous-même, 4^^ vous connaissez et que vous savez avoir accompli ti^e grande partie de leur pénitence... La discipline de ^ clglise pourra se garder encore, si vous vous montrez tetenus par de saintes considérations dans Toctroi des t^illets qu'on vous demande, discernant et réprimant Ceux qui font de vos billets l'objet de scandaleuses gratifications, ou d'un trafic infâme. »
£t voilà comme le commerce des indulgences commençait à poindre, treize siècles avant l'époque où le pape Léon X lui donna l'expansion la plus éclatante.
LE DOGMATlSMi; CATHOLIQUE
LES rnildlNES DE LA CONFESSION AUmCCLAlHE
C'est précisément au m' et au iv" siècle qu'il est question pour la première fois de la confession auriculaire. Saint Cyprien, saint Grégoire de Nysse, saint Basile recommandent l'aveu de nos fautes au prêtre, mais un aveu plutôt générique que détaillé et qui n'a ni le caractère juridique, ni le caractère sacramentel qu'il aura plus tard.
Quant à saint Ambroise, à saint Jérôme, à saint Jeaa Chrysostome, à saint ililaire, à saint Augustin, ils répètent sous diverses formes ce précepte du psaume 1!7 : « Confessez-vous à Dieu ; car il est bon ", précepte que saint Augustin commente ainsi : « Pourquoi craignezvous de confesser votre péché à Dieu qui est toute bonté? Ne vaut-il pas mieu.\ vous le rendre propice par l'aveu de vos fautes que de l'irriter en les niant f »
Mais s'ils reconnaissent que la confession faite à Dieu suffit, vont-ils tous jusqu'à exclure catégoriquement et constamment, comme on l'a d il, la confession auriculaire? Je ne le pense pas. On a eu le tort de ne pas tenir compte des remarques que font et saint Ambroise, dans soD second livre de la Pénitence, sur l'utilité d'une humble confession pour briser les liens du péché ; et saint Jérùme, ' dans son commenlaire d'Ezéchiel, sur le salutaire recours à un médecin spirituel pour n'être pas dans le cas de l'homme mordu par un serpent, qui meurt faute d'avoir découvert sa plaie ; et saint Augustin déclarant, dans sa quarante-neuvième homélie, que les clefs auraient été données en vain à l'Eglise si chacun se contentait de confesser son péché à Dieu.