‹ La pensée chrétienne des Évangiles à l'Imitation de Jésus ChristChapitre 9 sur 244 · LES DOCTEURS DE LA LOI · texte numérisé non relu

LES DOCTEURS DE LA LOI

et coucher sur la dure, trouvant le bonheur dans une m de misère. A qui lui ofTrira des millions de deniers d'or, des perles et des pierres précieuses pour déserter Tétude de la Loi, il répondra qu'au moment où Thomme quitte sa dépouille mortelle, ses richesses ne Ta^compagoent pas; seules ses bonnes actions lui font cortège : ce sont elles qui plaideront pour lui quand, réveillé du sommeil de la mort, il entrera dans le grand jour de la vie future.

Le bon rabbin évite la familiarité des puissants, et il YÎt du travail de ses mains.

 cinq ans on doit commencer Fétude de la I^ioi; à dix ans s*initier aux traditions dlsraël; à treize ans connaître et accomplir les commandements de TEternel; à quinze ans atteindre à la maturité de ses études ; à dix-huit ans se marier; à vingt ans se livrer à une industrie fructueuse.

Trente ans est TAge de la plénitude pour la force ; quarante ans est Tàge de la plénitude pour rintelligence. A cinquante ans on devient plus apte à conseiller qu'à agir; à soixante ans la vieillesse commence; à soixantedix ans on est vieux ; à quatre-vingt ans on touche au terme de la vitalité physique et intellectuelle; à qualrevingl-dix ans on est courbé par la caducité ; à cent ans on n'est plus qu'un mort parmi les vivants.

Tels apprennent facilement, mais oublient facilement; et ceci gâte cela. Tels apprennent difficilement, mais oublient facilement; et ceci dédommage de cela. Les roieux partagés apprennent facilement et oublienj difficilement. Les moins bien partagés apprennent difficilement et oublient facilement.

Les sages ont quatre sortes de disciples : les uns ressem-

Kabu. — Peoftée chrélienno. 2

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blent à Téponge qui boit tout, le bon et le mauvais ; d'autres ressemblent à Tentonnoir qui reçoit tout et ne conserve rien ; les pires ressemblent au pressoir qui fait sortir le vin et retient la lie; les meilleurs ressemblent à Tétamine qui laisse passer la poussière et recueille la fine lleur.

Une discussion aboutit quand, des deux parts, les vues sont pures et visent la vérité. Elle est stérile quand, de part où d^autre, Tintérôt est en jeu.

Ce qui a été dit de la beauté d'une femme sans pudeur peut être dit de la science d'un homme sans religion : c'est un diamant sur le grouin d'un porc.

Notre science se perd, si nous ne travaillons sans cesse à Taccroître. Mais n'oublions pas que bien faire importe encore plus que beaucoup savoir. Sauver mon àme est la grande alVaire. Quis'enoccupera, sije nem'en occu[)e?El si je ne m'y applique dès à présent, comment m'y appliquerai-je davantage demain?

Celui-là profite beaucoup qui étudie pour enseigner ; mais celui-là profite le plus qui étudie pour pratiquer.

Les privations volontaires et les bonnes œuvres sont des boucliers contre l'adversité.

La sensualité, l'envie, les passions et l'inhumanité abrègent la vie.

La chair engendre les vers; la fortune les soucis; l'esclavage la dépravation ; la femme la frivolité ; la réflexion la sagesse; la droiture la paix.

Toute afl'ection qui lient à une cause physique disparaît quand disparait sa cause ; mais celle qui ne tient à rien de sensuel ne s'altère jamais. L'amitié de David et de Jonathas fut immuable parce que c'était Filme de l'un qui avait attaché Tâme de l'autre.

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L'homme prompt à s'irriter et prompt à s'apaiser est un homme vulgaire qui compense son défaut par sa qualité. L'homme lent à s'irriter et lent à s'apaiser est encore un homme vulgaire qui ternit sa qualité par son défaut. L'homme lent à s'irriter et prompt à s'apaiser est le bon. L'homme prompt à s'irriter et lent à s'apaiser est le méchant.

Les bonnes actions mènent aux bonnes actions ; et les péchés aux péchés.

Qui est le sage ? Celui qui profite des leçons de tous. Qui est le fort? Celui qui dompte ses passions. Qui est le riche? Celui qui est content de son sort. Qui est rhomme d'honneur ? Celui qui se respecte et respecte ses semblables.

Que la vérité soit la nourriture de vos intelligences! Que la justice soit la règle de vos actes ! Qu'en chacun Je vous et entre vous règne la paix !

Le bon juif est hardi comme le léopard, agile comme le cerf, impétueux comme Taigle, fort comme le lion, pour faire la volonté de notre Père qui est au ciel.

Ceux-ci font l'aumône et sont fâchés que d'autres la fassent; ce sont des envieux. Ceux-là veulent que •i autres la fassent et ne la font pas ; ce sont des avares. Le méchant ne fait pas l'aumône et veut que personne ne la fasse. Le bon fait Taumône et souhaite (|ue tous la fassent.

Homme, aime la concorde, et sois un frère pour tous

les hommes. Qui dit : « A toi le tien ; à moi le inien ! »

est un homme bas. Qui dit : « A moi le lien ; à loi le

mien! « est un homme ordinaire. Le méchant dit : « A

moi le mien et le tien ! » Le bon dit : « A loi le tien et

le mien ! a

SO L'KCLI^rnSMK JL-IF

Ne vous portez Jamais g&ranl de votre vertu. Uui sail ce que vous ferez d'ici à l'heure de votre morlî '. condamner pas votre prochain. Qui sait ce que vous feriez si vous étiez à sa place?

L'Iionime iucapahle d'envie et d'injustice, ^traager à l'orgueil et à la seusuatité, ouvert si la pitié et à la boolé, celui-là jouit vraiment de la vie présente et hérite de la vie future.

Malheur à l'homme qui perd toute honte ! Du moment où rien ne le relient, il est aujourd'hui la proie du vice eL demain il sera la proie de l'ahlme de la destruction.

Travaillez chaque jour à votre amendement; car quî sait si demain ne sera pas le Jour de votre mort?

Deux choses inconcevables : la paix du méchant et U souffrance du Juste. Heureusement ce monde n'est que le vestibule de l'autre monde.

Le regard de Dieu plane sur tout: mais la volonti reste libre. Chacun est jugé avec mansuétude et traité selon son mérite.

D'où vient ton corps ? De vils atomes. Où va-l-il ? Aux vers. Devant qui dois-tu rendre compte de les actest Devant le Tuul-Puissant. Aie toujours ces trois chost sous les yeux, et tu ne tomberas pas dans le péchA Ne ressemble pas toutefois aux serviteurs qui travailladi pour leur maître t cause du salaire qu'il ea reçoïveoli C'est à titre gratuit, et pour le Lii^u même, que tu doit faire le bien.

Telle est, débroussaillée cl l'U sa Heur, la sa^ rabbinique dont le développement graduel date du Le d'Esdras, sorte de second Moïse.

Il y a une unité foncière des consciences parmi li

LE TALMUn il

diversité des cultes. N'est-elle pas vraiment chrétienne celle prière juive, que récitent chaque soir maints enfants d'Israël : « Roi de l'univers, qui fermes mes paupières, fais qu'elles se rouvrent et que je ne m'endorme pas du sommeil de la mort ! Purifie mon sommeil de tous rêves sinistres et de toutes visions impures. Je pardonne à tous ceux qui, soit involontairement, soit volontairement, m'ont lésé dans ma personne, dans mon avoir ou dans mon honneur. Qu'ils D aient point à souffrir à cause de moi ! Fais que je ne commette plus de péchés; et ceux que j'ai commis jusqu'à cette heure veuille les effacer par ta miséricorde, au lieu de me les faire expier par de .dures épreuves ou de cruelles maladies. Loué sois-tu, Éternel, Dieu de nos pères, ma gloire et mon soulien î »

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