XV. LA GUERRE ET LA PAIX
Ne jamais conduire tes soldats à la bataille, que tu n'aies d'abord affermi leur courage, et que tu ne les voies sans peur et préparés à se battre : car il ne faut jamais les mener au feu s'ils n'ont au cœur l'espérance de la victoire.
Mieux vaut triompher de l'ennemi par la faim que par le fer ; car la victoire que donne celui-ci dépend bien plus de la fortune que du courage.
Le meilleur de tous les partis est celui qui reste caché à l'ennemi, jusqu'à ce que tu l'exécutes.
A la guerre, savoir connaître l'occasion, et la saisir sert plus que tout le reste.
A la guerre, la discipline l'emporte sur la fureur.
Celui-là est difficilement vaincu qui sait mesurer ses forces à celles de l'ennemi.
Les choses nouvelles et soudaines épouvantent les armées ; celles auxquelles on est accoutumé et qui surviennent lentement, leur font peu d'impression. C'est pourquoi tu habitueras tes soldats, par de légers engagements, à faire connaissance avec un ennemi nouveau, avant d'en venir à une action générale.
Non condur mai a giornata i tuoi soldati, se prima non bai confermaU» 1' animo lor », e conosciutigli senza paura, e ordinati, ne mai nv farai prova se non quando vedi ch' egli sperano di vincere.
Meglio è vincere il nimico con la famé che col ferre, nella vittoria del quale puô molto più la foituna cne la virtù.
Niuno partito è migliore che quelio che sta nascoso al nimico, infino che tu l'abLia eseguito.
Sempre nella guerra conoscere 1' occasione, e pigliarla îîiova più che niuna altra cosa.
Puô la disciplina nella guerra più che il furore. Difficil mente è vinto colui che sa conoscere le forze sue e , ijuelle del nindco.
' ' . Le cose nuove e subite sbigottiscono gli eserciti : le cose , consuete e lente sono poco stimate da quelli ; perô farai al ^ tuo esercito praticare e conoscere con piccole zuffe un inimico '' lauovo, prima che tu venga alla giornata con quelio.
Celui qui poursuit en désarroi l'ennemi qu'il vient de vaincre ne veut autre chose que changer sa vie- i toire en défaite.
Quiconque néglige les approvisionnements de vivres est vaincu sans qu'il soit besoin du fer.
Change de desseins dès que tu es instruit que l'ennemi les a pénétrés.
Quand les soldats demeurent aux casernes, c'est par la crainte et le châtiment qu'on les retient ; lorsqu'on les conduit à la guerre, c'est par l'espoir et les récompenses qu'on les stimule.
Les bons capitaines ne livrent jamais bataille si la nécessité ne les y pousse, ou si l'occasion ne les y invite.
Dans la bataille, ne change jamais la destination primitive d'un corps si tu ne veux mettre le désordre dans ton armée.
Aux accidents imprévus, il est difficile de remédier, et facile, à ceux qu'on a prévus.
Art de la guerre, Y II.
Qui veut se rendre compte si une paix est durable et sûre, doit examiner entre autres choses, quels sont
Colui che seguita con disordine il nimico poi ch' egli è rotto non vuole fare altro che diventare, di vittorioso, pcndente.
Quello che non prépara le vettovaglie necessarie al vivere è vinto senza ferro.
Muta partito quando ti accorgi che il nemico lo abbia previsto.
I soldati quando dimorano aile stanze, si mantengono col timoré e con la pena, poi quando si conducono alla guerra, con la speranza e col premio.
I buoni capitani non vengono mai a giornata, se la nécessita non gli stringe. e 1' occasione non gli chiama.
Nella zuffa non adoperare mai una battaglia ad un' altra cosa, che a quella perché tu 1' avevi deputata, se tu non vuoi fare disordine.
Agli accidenti sùbiti con difficoltà si rimedia, ai pensati con facilita. Arle délia guerra, VII.
Chi vuol vedere se una pace è o duratura o secura, debbe intra le altre cose esaminare chi restono pcr quella malcontenti