FATALITÉ ET LIBERTÉ
Il semble que dans toutes les actions des hommes, outre les difficultés qu'on rencontre pour les conduire à perfection, il y ait toujours auprès du bien quelque mal qui lui est uni d'une si étroite accointance qu'il paraît impossible, voulant l'un, de ne point avoir l'autre. Et ceci se voit dans toutes les choses que font les hommes. Aussi le bien ne se peut-il acquérir sinon avec difficulté, à moins que la fortune ne vous seconde de telle sorte qu'elle surmonte par sa puissance cet ordinaire et naturel inconvénient.
Disœurs, III, 37.
Nous avons déjà dit plusieurs fois combien la nécessité est utile aux actions des hommes, à quelle gloire elle les a souvent portées, et comme quoi plusieurs philosophes moralistes ont écrit que la langue
E' pare che nclle azioni degli uomini, corne altre volte abhinmo discorso, si trovl, oitre al)' altre difficoltà, nel voler condurre la cosa alla sua pcrfezione, che sempre propinquo al bene sia qualche maie. Il quale con quel bene si facilmente nascc, che pare impossibile poter mancare dell' uno volendo 1' altro. H qucsto si vede in tutte le cosc che gli uomini operano. E perô s' acquista il bene con difficoltà, se dalla fortuna tu non soi aiutnto in modo ch' ella con la sua forza vinca questo ordinario e naturale inconveniente.
Discorsi, III, 37.
Altre volte abbiamo dlscorso quanto sia utile aile umane azioni la nécessita, ed a qunl ploria siano sute condotte da quella , e corne da alcuni morali filosofi è stato scritto, le
et la main de l'homme, les deux plus nobles instruments qu'il ait pour s'ennoblir, n'eussent point ouvré parfaitement ni élevé les œuvres humaines à la hauteur où nous les voyons, si la nécessité ne les eût poussées.
Discours, III, 12.
Toutes choses humaines étant mouvantes et ne pouvant demeurer en repos, il convient qu'elles montent ou qu'elles baissent ; et la nécessité nous amène à faire bien des choses où la raison seule ne nous amènerait point.
Discours, I, 6.
Puisque le pleurer fut toujours malséant à l'homme. Si doit-il aux coups de sa destinée Montrer un visage non mouillé de larmes.
Vois les étoiles et le ciel, vois la lune,
Vois les autres planètes aller toujours errant.
En haut, en bas, sans trêve ni repos.
mani e la lingua degli uomini, due nobillssiml Instniraentl a nobilit?lrId, non arebbero operata perfettamente, nft condotte, r opère umane a quella nltezza si veggono conduite, se dalla nécessita non fussero spinte.
Discorsiy III, 12.
Sendo lutte le cose degli uomini in moto, e non polendo stare salde, convlene che le saglino o che le scendano. e a molle cose che la ragione non t' induce, t' induce la nécessita.
Discorsi, I, 6.
Ma perché il pianto ail' uom fu sempre brutto,
SI debbe a' coipi délia sua fortuna
Voltar il viso di lacrime asciutto.
Vedi le Stelle, e' 1 Ciel, vedi la Luna,
Vedi gli altri Pianeti andare errando
Or alto, or basso senza requie alcuna.