‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 134 sur 175 · XIX. MACHIAVEL HISTORIEN · texte numérisé non relu

XIX. MACHIAVEL HISTORIEN

sait alliance avec lui et sa patrie égalait son ennemi ou l'emportait sur lui, et quiconque se le rendait hostile perdait son temps et son argent, ou même ses états. Les Vénitiens en sont la preuve évidente : tant qu'ils furent avec lui, ils l'emportèrent toujours sur le duc Philippe, lorsqu'ils se séparèrent de lui ils furent vaincus dans tous les engagements, par Philippe d'abord, ensuite par Sforza. Lorsqu'ils se liguèrent avec Alphonse contre la République de Florence, Cosme, grâce à son crédit, vida si bien d'argent Naples et Venise qu'elles furent contraintes d'accepter la paix qu'on voulut bien leur accorder. Toutes les difficultés qu'il eut dans la ville et au dehors se terminèrent d'une manière glorieuse pour lui et funeste pour ses ennemis ; les discordes civiles renforcèrent son pouvoir à Florence et les guerres extérieures, son influence et sa réputation. C'est lui qui valut à la république Borgo San Sepolcro, Montedoglio, le (^asentino et Val di Bagno. Et ainsi sa valeur et sa fortune abattirent ses ennemis et firent triompher ses amis.

Il naquit en 1399, le jour des saints Cosme et Damien. Il eut une jeunesse pleine de traverses, telles

patria si collegava, rimaneva o pari o superiore al nimico ; e qualunque se gli opponeva, o e' perdeva il tempo e i danari, o lo stato. Di che ne possono rendere buona testimonianza 1 Vineziani, i quali con quello contra il duca Filippo sempre furono superiori, e disgiunti da lui, sempre furono e da Filippo prima, e da Francesco poi vinti e battuti. E quando con Alfonso contro alla repubblica di Firenze si collegarono, Cosimo col credito suo vacuô Napoli e Vinegia di danari in modo, che furono costretti a prendere quella pace, che fu voluta concedere loro. Délie difficultà adunque che Cosimo ebbe dentro alla città e f uori fu il fine glorioso per lui, e dannoso per i nimici, e perclô sempre le civili discordie gli accrebbero in Firenze stato, e le guerre di fuora potenza e riputazione. Per il che air imperio délia sua Repubblica il Borgo San Sepolcro, Montedoglio, il Casentino e Val di Bagno aggiunse. E cosi la virtù e la fortuna sua spense tutti i suoi nimici, e gU amici esaltô.

Nacque nel mccclxxxix, il giorno di San Cosimo e Damiano. Ebbe la sua prima et à piena di travagli, corne V esilio.

que l'exil, la captivité, le danger de mort ; au concile de Constance, où il était allé avec le pape Jean, il fut contraint, après la ruine de celui-ci, de s'enfuir déguisé pour sauver sa vie. Mais, passé quarante ans, il vécut en plein bonheur, si bien que, non seulement ceux qui collaborèrent avec lui dans les affaires publiques, mais encore ceux qui, dans toute l'Europe administraient ses trésors, participèrent à sa prospérité. Ce fut la source des richesses prodigieuses d'une foule de familles florentines telles que les Tornabuoni, les Benci, les Portinari, les Sassetti ; et tous ceux qui dépendaient de ses conseils ou de sa fortune s'enrichirent tellement que, malgré tout ce qu'il dépensait sans cesse en églises ou en aumônes, il se plaignait quelquefois à ses amis de n'avoir jamais pu dépenser assez en l'honneur de Dieu pour le trouver débiteur dans ses livres.

Il était de grandeur commune, de teint olivâtre et de prestance à inspirer le respect. Il était sans instruction, mais plein d'éloquence naturelle et doué de prudence innée. Dévoué à ses amis, miséricordieux envers les pauvres, de bon conseil, il y regardait à deux fois avant de se décider, mais il agissait

la cattura, i pericoli di morte dimostrano ; e dal Concilio di Costanza, dove era ito con papa Giovanni, dopo la rovina di quello, per camparle la vita gîi convenne fuggire travestito. Ma passati quaranta anni dclla sua età, visse felicissimo, tanto che non solo quelli che s' accostarono a lui nell' imprese pubbliche, ma quelli ancora che i suoi tesori per tutta 1' Europa amministravano, délia félicita sua parteciparono. Da che moite eccessive ricchezze in moite famiglie di Firenze nacquero ; come avvenne in quella de' Tornabuoni, de' Benci, de' Portinari e de' Sassetti : e dopo questi, tutti quelli che dal consiglio e fortuna sua dipendevano, arriccchirono talmente, che benchè negli edificj dei templi e nelle elemosine egli spendesse contlnuamente, si doleva qualche volta con gli amici, che mai aveva potuto spendere tanto in onore di Dio, che lo trovasse nei suoi libri debitore. Fu di comunale grandezza, di colore ulivigno, e di presenza venerabile. Fu senza dottrina, ma eloquentissimo, e ripieno d' una naturale prudenza ; e perciô era ufficioso negli amici, misericordioso nei poveri, nelle conversazionl utile, nei consigli cauto, nelle esecuzioni presto.

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