‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 136 sur 175 · XIX. MACHIAVEL HISTORIEN · texte numérisé non relu

XIX. MACHIAVEL HISTORIEN

en fortune, et obtenir cette autorité qu'il eut à Florence, mais qu'il méritait d'avoir dans toute la chrétienté.

Toutefois, dans les derniers temps de sa vie, il éprouva de grands chagrins. Des deux fils qu'il avait, Pierre et Jean, ce dernier, dans lequel il avait mis toutes ses espérances, mourut. L'autre était infirme et, par suite de sa débilité, incapable de s'occuper des affaires publiques ni de ses intérêts particuliers. Un jour qu'après la mort de son fils il se faisait porter à travers sa demeure, il dit en soupirant : Voilà une bien grande maison pour une si petite lamille ! Sa grande âme se tourmentait encore de n'avoir pu, à ce qu'il lui semblait, accroître l'empire de Florence par quelque conquête glorieuse, et il s'en affligeait d'autant plus qu'il croyait avoir été dupé par Francesco Sforza qui, au temps où il était seulement comte, lui avait donné sa parole d'aider les Florentins à prendre Lucques, aussitôt qu'il se serait rendu seigneur de Milan. Promesse qui ne fut pas tenue, parce que le comte changea de pensée avec la fortune, et que, devenu duc, et voulant

temere ed amare, e dai pincipi non solo d' Italia, ma di tutta r Europa maravigliosamente stimare ; donde che lasciô tal fondamento ai suoi posteri, che poterono con la virtù pareggiarlo, e con la fortuna di gran lunga superarlo ; e quella autorità che Cosimo ebbe in Firenze, non solo in quella città, ma in tutta la Cristanità aver meritava. Nondimeno negli ultimi tempi délia sua vita senti gravissimi dispiaceri : perché dei duoi figliuoli ch' egli ebbe, Piero e Giovanni, questo mori nel quale egli più confidava ; quell' altro era infermo, e per la debolezza del corpo poco atto aile pubbliche e aile private faccende. Dimodochè facendosi portare dopo la morte del figliuolo per la casa, disse sospirando : Questa è troppo gran casa a si poca famiglia. Angustiava ancora la grandezza dell' animo suo non gli parère d' avère accresciuto 1' imperio Fiorentino d' uno acquisto onorevole : c tanto più se ne doleva, quanto gli pareva essere stato da Francesco Sforza ingannato ; il quale mentre era conte gli aveva promesso, comunche si fusse insignorito di Milano, di fare 1' impresa di Lucca per i Fiorentini : il che non successe, perché quel conte con la fortuna mutù pensiero, e diventato duca voile godersi quelle stato

jouir en paix des états que lui avait procurés la guerre, il refusa de s'armer en faveur de Cosme ou de tout autre et ne combattit plus que forcé de se défendre. La pensée d'avoir prodigué ses peines et ses richesses pour l'élévation d'un ingrat et d'un traître fut pour Cosme un chagrin profond. Il sentait en outre que ses infirmités l'empêchaient d'apporter aux affaires publiques et privées autant d'activité qu'autrefois, de sorte qu'il les voyait les unes et les autres menacées d'une chute prochaine parce que la cité était ruinée par les citoyens et sa fortune par ses intendants et ses fils. Toutes ces inquiétudes troublèrent les derniers temps de sa vie ; cependant, il mourut plein de gloire et laissant un très grand nom. Dans la ville et au dehors, tous les citoyens et tous les princes de la chrétienté s'attristèrent sur sa mort avec Pierre, son fils. Toute la population l'accompagna jusqu'au lieu de sa sépulture. Il fut enterré dans l'église de San Lorenzo et, par un décret public, on lui décerna sur son tombeau, le nom de « père de la patrie ».

Histoire de Florence, livre VII.

con la pace, che si aveva acquistato con la guerra ; e perciô non voile ne a Cosimo ne ad alcuno altro di alcuna impresa sodisfare, ne fece poi che fu duca altre guerre, che quelle che fu per difendersi nécessitât©. Il che fu di noia grandissima a Cosimo cagione, parendogli aver durato fatica e speso per far grande un uomo ingrato ed infedele. Parevagli, oltra di questo, per r infermità del corpo non potere nelle faccende pubbliche e private porre 1' antica diligenza sua, di qualità che 1' une e V altre vedeva rovinate ; perché la città era distrutta dal cittadini, e le sustanze dai ministri e dai figliuoli. Tutte queste cose gli fecero passare gli ultimi tempi délia sua vita inquieti. Nondimeno morî pieno di gloria. e con grandissimo nome ; e nella città e fuori tutti i cittadini e tutti i principi cristiani si dolsero con Piero suo figliuolo délia sua morte, e fu con pompa grandissima da tutti i cittadini alla sepoltura accompagnato, e nel tempio di San Lorenzo seppellito. e per pubblico décret* sopra la sepoltura sua padre della patria nominato.

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