XIX. MACHIAVEL HISTORIEN
que messer Giorgio n'aurait de cesse qu'il ne l'eût mis en disgrâce auprès du lieutenant de Robert, roi de Naples, qui le ferait chasser de Lucques.
Le seigneur de Pise, à cette époque, était Uguccione délia Faggiuola, d'Arezzo, qui, élu d'abord par les Pisans pour être leur capitaine, avait fini par se faire leur seigneur. Auprès d'Uguccione se trouvaient plusieurs exilés Lucquois, du parti gibelin ; Castruccio entretint avec eux des intelligences pour les faire rentrer dans leurs foyers, avec l'aide d'Uguccione. Il communiqua également son dessein aux amis qu'il avait dans la ville, et qui ne pouvaient supporter la puissance des Opizi. Ayant donné ordre à ce qu'ils devaient faire, Castruccio eut la précaution de faire fortifier la tour des Onesti, et la fit remplir de munitions et de vivres en abondance, afin de pouvoir, si besoin était, s'y maintenir quelques jours durant. La nuit dont on était convenu étant arrivée, il donna le signal à Uguccione, qui était descendu dans la plaine avec une troupe nombreuse, postée entre les montagnes et la cité de Lucques. A la vue du signal, Uguccione s'approcha de la porte de San Piero et mit le feu à la barrière. De son côté, Castruccio donne Talarme, appelle le peuple aux armes, et enfonce la
poserebbe mai di inetterlo in disgiazia ai vicario del re Ruberto di Napoli, che lo farehbe cacciare di Lucca.
Era signore di Pisa in quello tempo Uguccione délia Faggiuola da Arezzo, il quale prima era stato eletto da* Pisani loro capitano ; dipoi se n' era fatto signore. Appresso di Uguccione si trovavano alcuni fuora usciti lucchesi délia parte ghibellina, con i quall Castruccio tenue pratica di rimetterli con lo aiuto di Uguccione e communicô ancora questo suo disegno con suoi amici di drento, i quali non potevano sopportare la potenza delli Opizi. Dato, pertanto, ordine a quello che dovevano fare, Castruccio cautamente affortificô la torre delii Onesti, e quella riempiè di munizione e di molta vettovaglia, per potere, bisognando mantenersi in quella qualche giorno ; e venuta la notte che si sera composto con Uguccione, dette il segno a quello il quale era sceso nel piano con dimolta gente intra i monti e Lucca ; e veduto il segno, si accostô alla porta San Piero, e misse fuoco nello antiporto. Castruccio dall' altra parte levô il romore, chiamando il popolo ail' arme, e sfozrô
porte intérieure. Uguccione et ses troupes se précipitent alors dans la ville ; ils parcourent les rues, massacrent messer Giorgio et tous ceux de sa famille, ainsi qu'un grand nombre de ses amis et partisans, et chassent le gouverneur. Uguccione changea comme ; il lui plut le gouvernement de la cité, pour le plus grand malheur de celle-ci, car plus de cent familles furent exilées de Lucques. Des fugitifs, les uns se fixèrent à Florence, les autres à Pistoia ; et comme ces cités étaient alors gouvernées par le parti guelfe, elles devinrent ennemies d'Uguccione et des Lucquois. Les Florentins et les autres guelfes, jugeant que le parti gibelin avait pris trop d'autorité en Toscane, convinrent ensemble de réintégerr dans leur patrie les exilés Lucquois. A cet effet, ils levèrent une grosse armée, s'en vinrent dans le val de Nievole puis, après avoir occupé Monte Catini, ils furent mettre le siège devant Monte Carlo, afin d'avoir le passage libre vers Lucques. Cependant, Uguccione réunit tout ce qu'il put trouver de Pisans et de Lucquois, et, de plus, foule de cavaliers allemands qu'il tira de Lombardie, et partit à la recherche de l'armée florentine ; celle-ci, apprenant l'arrivée de l'ennemi, s'était retirée de
la porta dalla parte di drento : taie che, entrato Uguccione e' le sue genti, corsono la terra, e ammazzorono messer Giorgio, con tutti quelli délia sua famiglia. e con molti altri suoi amici partigiani ; ed il governatore cacciorono : e lo stato délia città si riformô secondo che ad Uguccione piacque, con grandissimo danno di quella ; perché si truova che più di cento famiglie furono cacciate allora di Lucca. Quelli che fuggirono, una parte ne andô a Firenze, un' altra a Pistoia ; le quali città erano rette da parte guel'a, e per questo venivano ad essere inin«iche ad Uguccione ed a' Lucchesi.
E parendo a' Fiorentini ed agli altri Guelfi, che la parte ghibellina avesse preso in Toscana troppa autorità, convennono insieme di rimettrre i fuora usciti lucchesi ; e fatto un grosso esercito, ne vennono in Val di Nievole ; ed occupato Monte Catini, di quivi ne andorono a campo a Monte Carlo per avère libero il passo di Lucca. Pertanto Uguccione, ragunata assai gente pisana e lucchese, e di più molti cavagli tedeschi che trasse di Lombardia, andô a trovare il campo de' Fiorentini ; il quale sentendo venire i nimici, siéra par-