‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 157 sur 175 · XIX. MACHIAVEL HISTORIEN · texte numérisé non relu

XIX. MACHIAVEL HISTORIEN

Pise, dont la conquête leur semblait à la fois plus facile et plus avantageuse, à cause de la conjuration qui venait d'y éclater, et parce que Pise une fois enleur pouvoir, ils jugeaient que Pistoia se rendrait d'elle-même.

Les Florentins se mirent en campagne avec leur armée, au commencement de mai de l'an 1328, s'emparèrent aussitôt de Lastra, Signa, Monte Lupo et Empoli, et s'en vinrent camper à San Miniato. De son côté, Castruccio, instruit de la puissante armée que les Florentins avaient mue contre lui, ne s'en effraya nullement, mais crut au contraire que le moment était venu où la fortune allait mettre en ses mains Tempire de Toscane ; car il pensait que les ennemis ne feraient pas meilleure figure devant Pise qu'à Serravalle, et qu'ils n'auraient plus, comme alors, l'espoir de se ressaisir. Ayant donc réuni vingt mille hommes d'infanterie et quatre mille de cavalerie, il vint asseoir son camp à Fucecchio, et envoya Pagolo Guinigi à Pise, à la tête de cinq mille fantassins.

Fucecchio est plus fortement gardé qu'aucun autre château-fort de l'Etat de Pise, situé qu'il est entre la Gusciana et l'Arno, sur un terrain un peu

Pisa, corne cosa più facile a riuscire, per la fresca congiura ch' era stata in quella, e di più utilità ; giudicando,. avuta Pisa, che Pistoia per se medesima si arrendesse.

Usciti, adunque, i Fiorentini fuora con questo esercito allô entrare di maggio nel mcccxxviii, occuporono subito Lastra, Signa, Monte Lupo ed Empoli, e ne vennono con lo esercito a San Miniato. Castruccio, dall' altra parte, sentendo il grande esercito che i Fiorentini li avevano mosso contro, non sbigottito in alcuna parte, pensô che questo fusse quel tempo, che la fortuna li dovesse mettere in mano 1' imperio di Toscana ; credendo che li nimici non avessero a fare miglior pruova in quello di Pisa, che si facessero a Serravalle, ma che non avessino già speranza di rifarsi corne allora : e ragunato venti mila de' suoi uomini a' piè e quattro mila cavaHi, si pose con lo esercito a Fucecchio, e Pagolo Guinigi mandô con cinque mila fanti in Pisa. È Fucecchio posto in luogo più forte che alcuno altro castello di quello di Pisa, per essere in mezzo intra la Gusciana ed Amo, ed essere alquanto rilevato dal piano ; dove stando,

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élevé ; Castruccio s'y tenant, les ennemis, à moins de se diviser en deux corps, ne pouvaient empêcher les vivres d'arriver, soit de Lucques, soit de Pise ; ils ne pouvaient non plus, sans avoir le dessous, le venir trouver, ni se diriger vers Pise. Car, dans le premier cas, ils risquaient d'être pris entre les troupes de Castruccio et celles de Pise ; dans l'autre, il leur fallait passer l'Arno, ce qui, avec l'ennemi à dos, ne se pouvait faire sans le plus grand danger. Castruccio, pour les encourager à prendre ce dernier parti, ne s'était point posté avec ses troupes sur la rive de l'Arno, mais contre les murs de Fucecchio, de manière à laisser un grand espace entre le fleuve et lui. Et les Florentins, ayant occupé San Miniato, tinrent conseil sur ce qu'il fallait faire : devait-on attaquer Castruccio, devait-on marcher sur Pise ? Après avoir mesuré les difficultés de l'un et l'autre parti, ils se décidèrent pour l'attaque. L'Arno se trouvait être si bas qu'on le pouvait passer à gué, mais non point assez pour que les fantassins ne fussent obligés de se tremper jusqu'aux épaules et les chevaux jusqu'à la selle. Enfin, le dix de juin, à la pointe du jour, les Florentins, rangés pour l'attaque,

non li potevano i nimici se non facevano due parte di loro, impedire le vettovaglie, che da Lucca o da Pisa non venissino ; ne potevano, se non con loro disavvantaggio, o andare a trovarlo, o andare verso Pisa. Perché, nell' uno caso, potevono essere messi in mezzo dalle genti di Castruccio, e da quelle di Pisa ; neir altro, avendo a passare Arno, non potevono farlo con il nimico addosso, se non con grande loro pericolo. E Castruccio, per dare loro animo di pigliare questo partit© di passare, non si era posto con le genti sopra la riva d' Arno, ma allato aile mura di Fucecchio.. ed aveva lasciato spazio assai intra il fiume e lui.

I Fiorentini avendo occupato San Miniato. consigliorono quello fusse da fare, o andare a Pisa o a trovar Castruccio : e misurata la difficultà dell' uno partito e dell' altro, si risolverono andare ad investirlo. Era il fiume d' Arno tanto basso che si poteva guadare, ma non perô in modo, che a' fanti non bisognasse bagnarsi infino aile spalle e ai cavagli infino aile selle. Venuto, pertanto, la mattina de' di x di giugno, i Fiorentini ordinati alla zuffa feciono cominciare a passare parte

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