‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 165 sur 175 · XIX. MACHIAVEL HISTORIEN · texte numérisé non relu

XIX. MACHIAVEL HISTORIEN

tenant ce sont les femmes qu'il ravit à leurs maris ».

A un envieux qui riait : « Ris-tu parce qu'il t' arrive bonheur ou parce qu'il est arrivé malheur à un autre ? »

Comme il était encore sous la protection de messer Francesco Guinigi, un de ses pairs lui dit : « Que veux-tu que je te donne pour te laisser donner un soufflet ? — Un heaume, répondit Castruccio. »

Ayant mis à mort un citoyen de Lucques, lequel avait contribué à son élévation, et plusieurs lui ayant dit qu'il avait mal agi de tuer ainsi un ancien ami : « Vous vous abusez, leur dit-il, c'est un ennemi nouveau que je fais mourir. »

Castruccio louait grandement les hommes qui prenaient une femme et ne l'épousaient point ensuite, et semblablement ceux qui disaient vouloir naviguer et ne s'eml)arquaient point.

Il s'étonnait, disait-il, de voir les hommes, lorsqu'ils achètent un vase de terre ou de verre, le faire sonner pour voir s'il est bon, et puis, lorsqu'ils veulent prendre femme, se contenter de la vue.

A l'heure de mourir, quelqu'un lui ayant demandé comment il voulait être enterré, il répondit : « La figure tournée en bas, car je sais bien que lorsque je serai mort, ce pays ira sens dessus dessous. »

disse : — Ridi tu perché tu hai bene, o perché un altro ha maie? — Sendo ancora sotto lo imperio di messer Francesco Guinigi, e dicendoli uno suo equale : — Che vuoi tu che io ti dia, e làsciamiti dare una ceffata ? — Rispose Castruccio : — Uno elmetto. — Avendo fatto morire un cittadino di Lucca, il quale era stato cagione délia sua grandezza, ed essendoli detto che egli a\eva fatto maie ad ammazzare un de' suoi amici vccchi, rispose che se ne ingannavano, perché aveva morto uno nimico nuovo. Lodava Castruccio assai li uomini che toglievano moglie, e poi non la menavono ; e cosi quelli che dicevano di volere navigare, e poi non navigavano. Diceva maravigliarsi delli uomini, che quando ei comperano uno vaso di terra o di vetro. lo suonano prima per vedere se é 1 uono, e poi nel tôrre moghe erano solo contenti di vederla. Domandandolo uno, quando egU era per morire, corne e' voleva esser seppellito, rispose — : Con la faccia volta in giù, perché io se che, come

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Quelqu'un s'informant auprès de lui s'il avait jamais songé pour le salut de son âme, à se faire moine, il répondit que non, car il lui semblait étrange que Fra Lazzarone dût aller en paradis et Uguecione délia Faggiuola en enfer.

Comme on lui demandait quand il fallait manger pour se bien porter, il répondit : « Riche, quand on a faim ; pauvre, quand on le peut. »

Voyant un de ses gentilshommes se faire lacer par son serviteur : « Au nom de Dieu, lui cria-t-il, que ne te fais-tu nourrir à la becquée ! »

Quelqu'un ayant écrit sur sa porte en latin : Dieu la garde des méchants, il dit, en voyant cette inscription : « Qu'il se garde bien lui-même d'y entrer ! »

Passant un jour par une rue où se trouvait une maison petite qui avait une grande porte : « Cette maison va s'enfuir par la porte », dit-il.

Comme il disputait un jour avec un ambassadeur du roi de Naples à propos des biens de quelques bannis, et la discussion s'échauffant quelque peu, l'ambassadeur lui dit : « Tu n'as donc point peur de mon roi ? — Votre roi, répondit Castruccio, est-il bon ou méchant ? — Il est bon, fit l'ambassadeur. —

sono morto, anderà sottosopra questo paese. — Domandato se, per salvare 1' anima, ei pensù mai di farsi frate, rispose che no ; perché e' gli pareva strano che fra Lazarone avessi a ire in paradiso, ed Uguecione délia Faggiuola nello inferno. Domandato, quando era bene mangiare a volere stare sano, rispose :

— Se uno è ricco, quando egli ha famé ; se uno è povero, quando e' puô. — Venendo un suo gentiluomo che si faceva da uno suo famiglio allacciare, disse : — lo prego Dio, che tu ti faccia anche imboccare. — Vedendo che uno aveva scritto sopra la casa sua in lettere latine, che Dio la guardassi da' cattivi, disse :

— E' bisogna che e' Uv.n v' entri egli. — Passando per una via dove era una casa piccola, che aveva una porta grande, disse :

— Quelia casa si fuggirà per quella porta. — Disputando con uno ambassciadore del re di Napoli per conto di robe di confinati, ed altèrandosi alquanto, dicendo lo ambasciadore :

— Dunche, tu non hai paura del re ? — Castruccio disse :

— E' egli buono o cattivo questo vostro re ? — E rispondendo

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