VI. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
tout désirer mais ne peuvent tout obtenir ; or le désir d'avoir l'emportant sans cesse sur la faculté d'acquérir, il en résulte le dégoût de ce qu'ils possèdent et le mécontentement. De là viennent les fluctuations de leur fortune, parce que, désirant d'une part acquérir davantage et craignant d'autre part de perdre ce qu'ils ont acquis, on en arrive aux inimitiés, puis à la guerre, qui produit à son tour l'abaissement d'un pays et l'élévation d'un autre.
Discours, I, 37.
Les hommes font plus de cas des richesses que des honneurs. Discours, I, 37.
La crainte de perdre fait naître dans les cœurs les mêmes passions que le désir d'acquérir, car les hommes ne se croient point tranquilles possesseurs s'ils n'ajoutent encore à ce qu'ils possèdent déjà.
Discours, I, 5.
Les hommes, ainsi que disait le roi Ferrand, font souvent comme certains petits oiseaux rapaces : ils mettent tant d'acharnement à poursuivre la proie
e non possono conseguire ogni cosa : talchè, essendo sempre maggiore il desiderio che la poten^a dello acquistare, ne risulta la mala contentezza di quello che si possiede, e la poca satisfazione di esso. Da questo nasce il variare délia tortuna loro : perché desiderando gli uomini, parte di avère più, parte temendo di non perdere lo acquistato, si viene aile inimicizie ed alla guerra ; dalla quale nasce la rovina di quella provincia, e la esaltazione di quell' altra. Discorsi, I, 37.
... gli uomini stimano più la roba che gli onori.
Discorsi, I, 37.
... la paura del perdere gênera in loro le mcdesime voglie che sono in quelli che desiderano acquistare ; perché non pare agli uomini posseaere sicuramente quello che 1' uomo ha, se non si acquista ai nuovo deir altro. Discorsi, I, 5.
... gli uomini, come diceva il re Ferrando, spesso fanno corne certi minori uccelli di rapinn ; ne' quali è tanto desi-
vers laquelle nature les pousse, qu'ils ne prennent point garde à un autre oiseau, plus puissant, prêt à fondre sur eux. Discours, I, 40.
L'universalité des hommes se repaît d'apparence aussi bien que de réalité, et souvent même ils se laissent mouvoir davantage par l'erreur que par la vérité. Discours, I, 25.
Les blessures et autres douleurs que l'homme se fait à lui-même spontanément et de propos délibéré sont beaucoup moins douloureuses que celles qui lui viennent d'autrui. Discours, I, 34.
Les hommes, quoique sujets à se tromper dans les affaires générales, se trompent beaucoup moins dans les particulières. Discours, I, 47.
L'ambition de l'homme est si violente que, pour satisfaire le désir du moment, il ne songe point aux malheurs qui doivent bientôt en résulter.
Discours, II, 20.
derio di consegiiire la loro preda, a che la natura gli incita» che non sentono un altro maggior uccello che sia loro sopra per ammazzargli. Discors i, I, 40.
... l'universale degli uomini si pasce cosî di quel che pare, corne di quello che è ; anzi moite volte si muovono più per le cose che paiono che per quelle che sono. Discorsi, I, 25.
... le ferite, e ogni altro maie che l'uomo si fa da se spontaneamente e per elezione, dolgono di gran lunga meno che quelle che ti sono fatte da altri. Discorsi, I, 34.
... gU uomini nelle cose generali si ingannano assai, nelle particolari non tanto. Discorsi, I, 47.
... l'ambizione dell' uouiO è tanto grande, che per cavarsl una présente voglia, non pensa al maie che è in brieve tempo per risultargliene. Di'icorsi, II. 20.