‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 21 sur 175 · VI. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

VI. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

mains liées derrière le dos, et donnant à chaque élève une verge, il le fit reconduire par eux dans la cité, avec forts battements. Les citoyens, voyant cette chose, furent tellement touchés de l'humanité et intégrité de Camille que, sans plus se vouloir défendre, ils délibérèrent de lui remettre leur cité.

Cet exemple véritable montre comme quoi souvent un acte de bonté et d'humanité a plus de pouvoir sur le cœur des hommes qu'un acte féroce et violent, et que souvent ces cités et provinces dont les armées, les instruments de guerre ni toute la force des hommes n'avaient pu ouvrir Taccès, un exemple d'humanité et de compassion, de chasteté ou de libéralité les a ouvertes.

Discours, III, 20.

Les hommes sont avides de changements, à tel point que les heureux aussi bien que les malheureux désirent changer. Car, ainsi qu'il a été dit, et comme cela est en vérité, les hommes se tourmentent dans le bonheur, et dans le malheur ils s'affligent. Cette inquiétude fait donc ouvrir les portes à quiconque, dans un pays, se met à la tête d'une innovation : s'il

mani di dietro, e dato a ciascuno di quelli fanciulli una verga in mano, lo fece da quelli con di moite battiture accompagnare nella terra. La quai cosa intesa da quelli cittadini, piacque tanto loro 1' umanità ed intégrité di Cammillo, che senza voler più difendersi, diliberarono di dargli la terra. Dove è da considerare, con questo vero essempio, quanto qualche volta possa più nelli animi de^li uoniini un atto umano e pieno di carità, elle un atto féroce e violenlo ; t corne moite volte quelle provinde e quelle città che le armi, gl' instrumenti bellici ed ogni altra umana forza non ha potuto aprire, uno essempio di umanità e di pietà, di castità o di libéralité, ha aperte.

Discorsi, III, 20.

... gli uomini sono disiderosi di cose nuove ; in tanto che cosi desiderano , il più délie volte novitA quelU che stanno bene, come quelli che stanno maie : perché, corne altra volta si disse, ed è 11 vero, gli uomini si stuccano nel bene, e nel maie s' affliggono. Fa, adunque, questo disiderio aprire le porte a ciascuno che in una provincia si fa capo d' una innovazione ; e s' egli

est étranger, on lui court après, et s'il est du pays, on l'entoure, on le sert, on le fortifie. Aussi, quelle que soit sa manière d'agir, il fait dans le pays des progrès rapides et considérables.

Discours, III, 21.

... 11 y a toujours des mécontents et de ceux qui désirent innover.

Prince, IV.

Les hommes offensent ou par crainte ou par haine.

Prince, VII.

Quand les hommes reçoivent quelque bien de celui dont ils n'attendaient que du mal, ils se lient à lui par une plus grande reconnaissance.

Prince, IX.

Telle est la nature des hommes qu'ils s'attachent autant par les services qu'ils rendent que par ceux qu'ils reçoivent.

Prince, X.

è forestière, gli corrono dietro ; s' egli è provinciale, gli sono intorno, augumentanio e favorisconlo : talmente chè, in qualunque modo che egli procéda, gli riesce il fare progressi grandi in quelli luoghi.

Discorsiy III, 21.

Seinpre si trova dei malcontenti, e di quelli che desiderano innovare. Principe, IV.

Gli uomini offendono o per paiira o per odio.

Principe, VIL

Gli uomini, quando hanno bene da chi credono aver maie, si obbligano più al beneficatore loro.

Principe, IX.

La natura degli uomini è cosi obbligarsi per li beneficii che essi fanno, come per quelli che essi ricevono.

Principe, X.

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