VIII. l'éducation «S
riages. Il faut donc qu'elles viennent de la diversité d'éducation qu'il y a d'une famille à l'autre. Il importe grandement qu'un jouvenceau commence dès ses plus tendres ans à entendre dire que telle chose est bonne ou mauvaise ; parce que ces opinions s'imprimeront forcément dans son âme et lui serviront à l'avenir de règles de conduite dans toutes les occasions de la vie. Discours, III, 46.
Et comme les hommes agissent par nécessité ou par choix, et qu'on a toujours vu la valeur être plus grande là où le choix a moins de place, il est à considérer s'il ne serait pas préférable de choisir, pour construire une ville, des lieux stériles où les hommes, contraints de besogner, moins adonnés à l'oisiveté, vivraient plus unis, ayant, grâce à la pauvreté du site, moins de sujets de discorde ; comme ce fut le cas pour Raguse et une foule d'autres villes bâties en de semblables contrées. Ce parti serait sans doute plus sage et plus utile, si les hommes se contentaient pour vivre, de ce qu'ils possèdent, et ne cherchaient point à étendre leur domination. Mais comme ils ne peuvent vivre en
varii mediante la diversità dei matrimonii ; ma è necessario venga dalla diversa educazione che ha una famiglia dall' altra. Perché gl' importa assai che un giovanetto dai teneri anni cominci a sentir dire bene o maie d' una cosa ; perché conviene che di nécessita ne faccia impressione, e da quella poi regoli il modo del procedere in tutti i tempi délia vita sua.
Discorsi, III, 46.
E perché gli uomini operano o per nécessita o per ele?ione e perché si vede quivi esser magsîiore virtù dove la elezione ha meno autorità ; è da considerare se sarebbe meglio eleggere. per la edificazione délie cittadi, luoghi sterili, acciocchè pli uomini, costretti ad industriarsi, meno occupati dall' ozio. vivessino più uniti, avendo, per la povertà del sito, minore caglone di discordie ; corne intervenne in Baugia, e in moite altre cittadi in simili luoghi edificate : la quale elezione sarebbe senza dubbio più savia e più util» , quando gli uomini fossero contentl a vivere del loro, e non volessino cercare dl comandare altnii. Pertanto, non poteado gli uomini assicurarsi se non
sûreté sans la force, il est nécessaire de fuir les pays trop stériles et de se fixer dans ces contrées fécondes où la richesse du sol leur permette de s'agrandir, où ils puissent se défendre contre ceux qui les voudraient assaillir, et réprimer quiconque s'opposerait à leur agrandissement.
Quant à l'oisiveté que pourrait procurer le pays, il faut que des lois imposent les travaux auxquels le sol ne contraindrait point, et imiter ces sages qui, demeurant en des pays riants et fertiles et propres à produire des hommes efféminés et inhabiles à tout exercice généreux, ont su obvier à ces inconvénients d'une contrée voluptueuse, en imposant à ceux qui étaient destinés à être soldats, la nécessité d'un exercice continuel ; de sorte que, grâce à cette institution, ils ont formé de meilleurs soldats que dans les contrées naturellement âpres et stériles. Discours, I, 1.
con la potenza, è necessario fuggire questa sterilità del paese, e porsi in luoghi fertilissimi ; dove, potendo per la ubertà del sito ampliare, possa e difendersi da chi 1' assaltasse, e opprimere qualunque alla grandezza sua si opponesse. E quanto a queir ozio che le arrecasse il sito, si debbe ordinare che a quelle necessitadi le leggi la costringhino, che '1 sito non la costringesse ; ed imitare quelli che sono stati savi, ed hanno abitato in paesi amenissimi e fertilissimi, e atti a produrre uomini oziosi ed inabili ad ogni virtuoso esercizio : che, per ovviare a quelli danni i quali 1' amenità del paese, mediante r ozio, arebbero causati, hanno posto una nécessita di esercizio a quelli che avevano a essere soldati : di qualità che, per taie ordine, vi sono diventati migliori soldati che in quelli paesi i quali naturalmentt sono stati aspn e sterili.
Discorsi, I, 1.