‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 42 sur 175 · X. CONSEILS DE PRUDENCE · texte numérisé non relu

X. CONSEILS DE PRUDENCE

qu'on a de mener la^ chose à bonne fin ne nous permettent pas de croire qu'elle puisse échouer.

Mandragore^ III, 1.

Beaucoup de choses, vues de loin, paraissent terribles, insupportables, étranges, et lorsqu'on s'en approche, deviennent traitables, sans difficulté, familières. Aussi dit-on que la crainte est toujours plus grande que le mal.

Mandragore, III, 11.

Les hommes, pour se bien conduire, surtout dans les actions importantes, doivent faire attention aux temps et s'y conformer. Ceux qui, par mauvais choix ou naturel penchant, ne s'accordent point avec les temps où ils vivent, sont généralement malheureux, et ne trouvent qu'une issue funeste à toutes leurs entreprises. Le succès couronne au contraire ceux qui savent se conformer au temps.

Discours, III, 8.

Toutes les fois que plusieurs hommes puissants se réunissent contre un adversaire également puissant, bien que leurs forces réunies soient plus consi-

voglia et il desiderio chc I' uomo ha di condurre la cosa, non la fa parère cosi. Mandragola, 111,1.

E' sono moite cose che discosto paiono terribili, insopportabiii, strane ; e quando tu ti appressi loro, le riescono umane, sopportabili, dimestiche. E perd si dicc, ehe sono maggiori li spaventi, che i mali. Mandragola, III, 11.

Gli uomini nel procéder loro, e tanto più nelle azioni

fandi, debbono considerare i tempi ,ed accomodarsi a quelli. coloro che, per cattiva elezione o per naturale inclinazione, si discordano dai tempi, vivono il più délie volte infelici, ed hanno cattivo esito 1' azioni loro ; al contrari > 1' hanno quelli che si concordano col tempo. Discorsi, III, 8.

Qualunque volta e' sono molti potenti uniti contra ad un altro potente, ancora che tutti insieme siano molto più potenti

dérables que les siennes, néanmoins on doit plus espérer en celui qui est seul, quoique moins fort, que dans le plus grand nombre, quoique très fort. En effet, sans parler des ressources dont un homme seul peut mieux se servir que plusieurs, ressources qui sont infinies, il adviendra toujours qu'il lui sera possible de semer la désunion parmi le grand nombre et d'affaiblir ce corps naguère si robuste.

Discours, III, 11.

Il est plus facile à beaucoup d'hommes valeureux d'en trouver et instruire un seul, tant qu'il acquière de la valeur, qu'à un seul homme, d'en rendre valeureux beaucoup. Discours, III, 13.

On ne doit jamais laisser un mal suivre son cours, pour ne point porter atteinte à un bien, surtout lorsque le bien peut être facilement étouffé par ce mal. Discours, III, 3.

On peut rappeler à quiconque dispose de la puissance, que les injures anciennes ne furent jamais effacées par des bienfaits nouveaux, surtout quand le bienfait est moins grand que l'offense.

Discours, III, 4.

di quello, nondimanco si debbe sempre sperare più in quelle solo e meno gagliardo, che in quelli assai, ancorachè gagliardissimi. Perché, lasciando stare tutte quelle cose drlie quali uno solo si puô più che molti prevalere (che sono infinité), sempre occorrerà questo : che potrà, usando un poco d' industria, disunire gli assai ; e quel corpo ch' era gagliardo, far debole. Discorsi, III, 11.

Più facilmente molti buoni troveranno o instruiranno uno, tanto che diventi buono, che non farà uno molti.

Discorsi, III, 13.

Non si debbe mai lasciare scorrere un mal rispetto ad un bene, quando quel bene facilmente possa essere da quel maie oppressato. Discorsi, III, 3.

SI puô ricordare ad ogni potente, che mai le ingiurie vecchie non furono cancellate da' benefizii nuovi ; e tanto meno, quanto il benefizio nuovo è minore che non è stata l'ingiuria. Discorsi, III, 4.

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