‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 45 sur 175 · X. CONSEILS DE PRUDENCE · texte numérisé non relu

X. CONSEILS DE PRUDENCE

a les moyens, est loué plutôt que blâmé ; mais vouloir acquérir à toute force, lorsqu'on ne le peut, là est le blâme et l'erreur. Prince, III.

Il ne faut point mettre en danger toute sa fortune sans déployer en même temps toutes ses forces.

Discours, I, 22.

Que personne ne soulève une révolution dans une cité, croyant pouvoir ensuite l'arrêter à son gré ou la diriger à sa guise. Histoire, III, 10.

Dans nos actions, le retard produit le découragement, et la précipitation, le danger.

Histoire, III, 26.

La prudence ne juge point des choses par leurs effets ; parce que fort souvent les meilleurs conseils échouent. Si l'on approuve les mauvais conseils parce qu'ils ont réussi, on encourage tout simplement les hommes à se tromper, les mauvais conseils n'ayant pas toujours une heureuse issue. Pour la même raison, blâmer une sage résolution, parce qu'elle

ne saranno laudati e non biasimati : ma quando non possono. e vogliono farlo in ogni modo, qui è il biasimo e 1' errore.

Principe, III.

Non fu mai giudicato partito savio mettere a pericolo tutta la fortuna tua, e non tutte le forze. Discorsi, I, 22.

Non sia alcuno, che muova un' alterazione in una città, per credere poi, o fermarla a sua posta, o regolarla a suo modo.

Storie, III, 10.

... nelle azioni nostre lo indugio arreca tedio e la fretta pericolo. Storie, III, 26.

... non è prudenza giudicar le cose dagli effetti, perché moite volte le cose ben consigliate hanno non buono fine, e le maie consigliate 1' hanno buono. E se si lodano i cattivi consigli per fine buono, non si fa altro che dare animo agli uomini di errare : il che torna in danno grande délie repubbliche ; perché sempre i mali consigli non sono felici. Cosi medesimamente si errava a biasimare un savio partito, che abbia fine

n*a point réussi, c'est enlever aux citoyens le courage de conseiller la cité et de lui donner leur avis.

Histoire, IV, 7.

Qui se contente d'une demi-victoire, en tirera des avantages toujours croissants, car à vouloir outrer la victoire, souvent on se perd.

Histoire, IV, 14.

Voulez-vous vivre tranquilles ? Ne prenez dans le gouvernement que ce qui vous en est octroyé par les lois et par les citoyens : alors vous ne vous attirerez haine ni danger. Car ce n'est point ce qu'on accorde à l'homme, mais ce qu'il usurpe, qui le rend odieux. Histoire, IV, 16.

Entre ceux qui aspirent à la même grandeur, il peut se créer des alliances de familles, mais non de l'amitié. Histoire, IV, 9.

Les partis dangereux, plus on les envisage, moins on les prend volontiers. Histoire, II, 32.

non lieto ; perché si toglieva animo ai cittadini a consigliare la città, e a dire quello che egli intendono.

Storie, IV, 7.

... chi è contento di una mezzana vittoria, sempre ne farà nieglio ; perché quelh che vogHono sopravvincere, spesso perdono. Siorie, IV, 14.

Dello stato, se voi voleté vivere sicuri, toglietene quanto ve ne è dalle leggi e dagU uomini dato : il che non vi recherà mai né invidia né pericolo ; perché quello che 1' uomo si toglie, non quello che ail' uomo é dato, ci fa odiare.

Storie, IV, 16.

... intra gli uomini che aspirano a una medesima grandezza si puô facilmente fare parentado, ma non amicizia.

Storie, IV, 9.

I partit! pericolosi quanto più si considerano, tanto peggio volentleri si pigliano. Storie, II, 32.

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