XI. LES GOUVERNEMENTS
faires des gouvernements et des nations, de quelque manière qu'on les traite, quelle que soit leur issue, semblent toujours procurer à leur auteur plus d'honneur que de blâme. Histoire, préface.
Si l'on considère combien sont funestes à une république ou à un royaume les changements de prince ou de gouvernement, lorsqu'ils ne sont point causés par une force étrangère, mais par discorde civile ; si ces révolutions, si légères soient-elles, suffisent pour renverser l'état le plus puissant...
Histoire, I, 5.
Les (tats, principalement ceux qui sont mal orga- ; nisés, et qui s'administrent sous le nom de républiques, subissent de fréquentes variations dans leur gouvernement, qui les font passer non point de la liberté à l'esclavage, comme on le croit en général, mais de l'esclavage à la licence : car les ministres de ' la licence, qui sont les plébéiens, et ceux de la servitude, qui sont les nobles, ne célèbrent de la liberté que le nom seulement. Le désir de chacun d'eux est de n'être soumis ni aux lois ni aux hommes. S'il advient, ce qui est bien rare, que la bonne fortune
fine abblano, pare sempre portino agll uomini più onore che blasimo. Siorir, Proemlo.
... se si considérera di quanto danno s!a cagione ad una repubblica o ad un regno variare principe o governo, non per alcunn estrinseca forza. ma solamente per civile discordia, dove si vede corne le pocbe variazioni ogni repubblica ed ogni rej-no, ancora che potentissimo, rovinano. Storie, I, 5.
le citt^, e quelle massimamente che non sono bene ordinale, le quall sotto nome di republlica si amministrano, variano spesso i Governi e statl loro, non mediante la lii)ertà e la servilù, come molti credono, ma mediante la servitCi e la ! licenza. Perché délia lihertà solamente il nome dai ministri délia licenza. che sono i ponolani. e da cuelli délia servitù. che sono i tiobili. è celebrato : disiderando qualunque di costoro non essere ne aile leggi nô agli uomini sottoposto Vero è che quando pure avviene(che avvieue rade volte) che, per buoiia
d'un état y suscite un citoyen sage, vertueux et puissant qui lui donne des lois grâce auxquelles s'apaise l'humeur séditieuse des nobles et des plébéiens ou soit contenue de telle sorte qu'ils ne puissent mal faire ; alors cet état peut à juste titre se glorifier d'être libre, et son gouvernement se considérer comme stable et résistant ; parce que, fond • sur de bonnes lois et de bonnes institutions, il n'a besoin, comme les autres, de la valeur d'un homme pour se maintenir. Plusieurs des républiques de l'antiquité, qui furent de longue durée, avaient des lois et institutions semblables ; lesquelles ont manqué et manquent à tous les états dont le gouvernement a passé et passe à toute heure, de la tyrannie à la licence, et de la licence à la tyrannie. En effet, il n'y a et ne peut y avoir de stabilité en aucun de ces gouvernements, à cause des ennemis nombreux que chacun d'eux rencontre. L'un ne saurait plaire aux gens de bien, l'autre déplaît aux gens avisés ; l'un peut faire le mal trop facilement, l'autre ne fait le bien qu'avec difficulté. Dans l'un on donne trop d'autorité aux orgueilleux, dans l'autre, aux ignares ; l'un et l'autre ont donc besoin, pour se maintenir,
fortiinn delln città, surga in quella un savio, biiono e potente cittndino, dal quale si ordinino le^gi, per le qiiali questi umori de' nobili e de' popolani si quietino. o in modo si ristringhino che maie operare non possino : allora è che quella città si puô cliiamar libéra, e quello stato si puô stnbile e fermo giudicare. Percliô sendo sopra buune leggi e buoni ordini fondato, non ha nécessita délia virtCi di un uomo. corne hanno gli altri. che lo mantenga. Di simili leggi ed ordini moite repubblica antiche, gli stati délie quali ebbero lunga vita, furono dotate Di simili ordini e leggi sono mancate e mancano lutte quelle, che spesso i loro go\'erni dallo stato tirannico al licenzioso, e da questo a crueH' altro hanno variato e variano : perché in essi, per i potenti nimici che ha ciascuno di loro, non è, ne puote esscre alcuna stabilité : perché I' uno non place agli uomini buoni 1' altro dispiace ai savi ; 1' uno puô far maie facilmente, 1' altro con difficoltù puô far bene ; neir uno hanno tro])pa autorité gli uomini insolcnti. nell' altro gli sciocchi ; e 1' uno e 1' altro di essi conviene clie sia dalla