‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 55 sur 175 · XI. LES GOUVERNEMENTS · texte numérisé non relu

XI. LES GOUVERNEMENTS

de la valeur et fortune d'un seul homme, que la mort peut enlever ou les malheurs rendre inutile.

Histoire, IV, 1.

Dans toutes les républiques, à chaque nouvel événement, quelques lois anciennes tombent et quelques autres reprennent vie.

Histoire, II, 28.

Parmi les lois nouvelles, il n'en est pas de plus dangereuse pour une république que celle qui regard j trop loin dans le passé. Histoire, III, 3.

Dans une république, les juges doivent être nombreux, car le petit nombre se plie toujours à la volonté du petit nombre. Discours, I, 7.

Un des vices des gouvernements populaires est de faire peu de cas, en temps de paix, des hommes supérieurs. Cet oubli les mécontente de deux manières; l'une, en se trouvant privés du rang qu'ils méritent ; l'autre, en voyant regarder comme leurs égaux et même leurs supérieurs des hommes méprisables et de moindre suffisance. Cet abus a causé

vlrtCi e fortuna di un uomo mnnteniito. il qunle o per morte puô venir meno, o per travagli diventare inutile.

Storie, IV, 1.

... avs'iene in tutte le repubbliche, che sempre dopo un accidente alcune leggl vecchie s* annuUano, ed alcunc nltre si rinnovano. Slorie, II, 28.

Ne si puô far legge per una repubblica piii dannosa. che quella che riguarda assai tempo indietro. Storie, III, 3.

... in una repubblica, bisogna che i giudici siano assai, perché pochi sempre fanno a modo de' pochi.

Dlscorfti, I, 7.

Nelle repubbliche è questo disordine. di fare poca stima de valentuomini ne' tempi quieti. La quai cosa gli fa indegnare in due modl : 1' uno per vedersi fare compagni e supcriori uomini indegni, e di manco sufficienza di loro. Il quale disor-

foule de désordres dans les républiques parce que les citoyens qui se voient mépriser injustement, sachant que la faute en est aux temps paisibles et sans dangers, s'efforcent de faire naître des troubles, en suscitant des guerres préjudiciables à la république.

Discours, III, 16.

On a vu et verra toujours que les hommes éminents et rares dans une république sont négligés lorsque les temps sont paisibles : l'envie que traîne après soi la réputation due à leur valeur fait qu'une foule de citoyens se prétendent non seulement égaux, mais supérieurs à eux.

Discours III, 16.

De toutes les positions malheureuses où peut se trouver un prince ou une république, la plus malheureuse, à coup sûr, est d'en être réduit au point de ne pouvoir accepter la paix ni soutenir la guerre. Tel est le sort de ceux auxquels la paix impose de trop dures conditions et qui, d'un autre côté, désirant faire la guerre, sont contraints de se jeter comme une proie au-devant de ceux qui leur viennent en aide, ou de rester la proie de l'ennemi. Discours, II, 23.

dîne nelle repubbliche hn causato di moite rovine ; perché quelli cittadini che immeritamcnte si veggono sprezzare e ccnoscono che e' ne sono cnjîi(»ne I tempi facill e non pericolosi s'ngepnano di turbargli, movendo nuove guerre in pregiudizio délia repiibblica. Discorsi, III. 16.

Egli fu sempre, e sempre sar.'i. che gli uomini grandi e rari in una repiibblica nei tempi pncifichi sono negletti : perché per la invidia che s' ha tirato dietro la riputa/.Ione che In virtù d' essi ha dato loro. si tniova in tali tempi assai cittadini che vogliono, non che esser loro eguali, ma esser loro superiori,

Discnrsi. III, 16.

Di tutti gli stati Infelicl. é infellcissimo quello d'un principe 0 d' una republ»lica che é ridotto in termine che non puô ricevere la pace, o sostenere la guerra • a cbe si riducono quelli che scno dalle condi/.ioni délia pace troppo offesi ; e dall' altro canto. volendo far guerra, convien loro o gittarsi in preda di chi gli aiuti, o rimancre preda del nimico.

Discorsi, II, 23.

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