‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 56 sur 175 · XI. LES GOUVERNEMENTS · texte numérisé non relu

XI. LES GOUVERNEMENTS

Qu'est-ce qu'un gouvernement, sinon le moyen de contenir les sujets de manière qu'ils ne puissent ni ne vous doivent offenser ? On y parvient ou en leur enlevant toute possibilité de vous nuire, ou en les comblant de tant de bienfaits qu'ils n'aient aucun motif de vouloir changer de fortune.

Discours, II, 23.

C'est une vérité constante que l'existence de toutes les choses de ce monde a un terme. Mais celles-là seules parviennent jusqu'au bout de la carrière que le ciel leur a généralement assignée, qui conservent dans leur ensemble un tel équilibre, qu'elles n'éprouvent nul changement ou que, si elles changent, c'est plutôt pour leur bien que pour leur mal. Comme je parle ici de corps composés, tels que les tats ou les religions, m'est avis qu'il n'y a pour eux de bons changements que ceux qui les ramènent à leur principe. Ainsi les mieux constitués, ceux qui ont la plus longue vie, sont ceux auxquels leurs institutions permettent de se renouveler souvent, ou qui, par quelque événement étranger à ces institutions, peuvent parvenir à ce renouvellement.

Il est clair comme le jour que lorsque ces organismes ne se renouvellent point, ils ne sauraient durer.

... un governo non è che tenere In modo i sudditi, che non tl possnno o debbano offendere Questo si fa o con assicurarsene in tutto toaliendo loro o.î?ni via da nno^c-ti : o con beneficar^li in modo che non sia ragionevole cli' e^linf) abMino a (iesiderare di mutar fortuna. Discorsi, II, 23.

E^îli è cosa verissima, come tutte le rose del mondo lianno il termine délia vita loro. Ma quelle vanno tutto il rorso che è loro ordin.ite dal cielo generalmente, che non disordinano il corpo loro, ma ten^îonlo in modo ordinato. o che non altéra, o s' ejiili altéra, è a salutc, e non a danno suo. E perché ic parlo de' corpi misti. come sono le repubbliche e le sètte, dico che quelle alterazioni sono a salute. che le riducono verso 1 principil loro. E perô quelle sono me^lio ordinate. ed hanno più lunga vlta, che medianti 2li ordini suoi si possono spesso rinnovare ; ovvero clie per accidente, fuori di dctto ordlne, vengono a detta rlnnovazione. Ed ô cosa più chiara che la luce, che non

Le moyen pour parvenir à ce renouvellement est, comme je l'ai dit, de les ramener à leur principe. Il existe, en effet, dans le principe de toute religion, république ou monarchie, une certaine bonté, grâce à laquelle elles peuvent recouvrer leur premier éclat et leur première prospérité. Et comme avec le temps, cette bonté se corrompt, s'il ne survient quelque événement heureux qui le ramène à son origine, tout l'organisme succombe.

Discours, III, 1.

Il faut considérer qu'il n'est entreprise plus malaisée à conduire, plus incertaine quant au succès, ni plus dangereuse que de se mêler de vouloir introduire de nouvelles institutions. Leur introductcui* a pour ennemis tous ceux qui tiraient profit des institutions anciennes ; et il ne trouve que des défenseurs tièdes dans ceux qui auraient avantage aux nouvelles. Cette tiédeur provient de deux causes : la première, c'est qu'ils ont peur de leurs adversaires, auxquels les lois sont favorables, la seconde est l'incrédulité commune à tous les hommes qui n'ont foi dans les choses nouvelles qu'après qu'elles ont

si rinnovanclo questi corpl non durano. Il modo del rinnovargli è. coine è detto, ridurgll verso i principii suoi. Perché tutti 1 principii délie sètte, e délie repubbliche. e de! re;îni. convlene che abbino in se qualclie bontà. mediante la quale ripiglino la prima riputazione, ed il primo aiigumento loro E perché nel processo del tempo qiiella bontà si corrompe, se non interviene cosa che la riduca al segno, ammazza di nécessita quel corpo. Discorsi, III, 1.

t ... debbesi considerare corne non è cosa più difficile a trattare nô più dubbia a riuscire. ne più pericolosa a maneggiare. che farsi capo ad introdurre nuovi ordini. Perché 1' iritrodiittore, ha per nimici tutti coloro che degli ordini vecchi fanno bcne ; e tepidi difensori tutti quelli che (lefili ordini nuovi farebbono bene : la quai tepidezza nasce parte per paura degli avversari, che hanno le leggi in beneficio loro ; parte dalla increduhtù degli uomini, i quali non credono in verità una cosa nuova. se

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