‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 58 sur 175 · XI. LES GOUVERNEMENTS · texte numérisé non relu

XI. LES GOUVERNEMENTS

Et il ne comprit point que trop de puissance est nuisible, et qu'il vaudrait bien mieux tenir sous l'eau et sa croupe et sa queue. ^

Plus d'un s'est vu réduit à pleurer les états qu'il possédait, et, après l'événement, s'est aperçu qu'il s'était agrandi pour son malheur et sa ruine.

Athènes et Sparte, de qui le grand renom remplit naguère le monde, ne furent renversées qu'après avoir dompté les puissances qui les environnaient.

Mais de nos jours, chaque cité d'Allemagne vit en sécurité, car le territoire d'aucune d'elles ne passe six milles à la ronde.

Henri avec toute la force de ses armées ne put effrayer notre cité, car alors elle avait ses confins proches de ses murailles.

Ne vide, corne la potenza troppa

Era nociva : e come il me' sarebbe Tener sott' acqua la coda, e la groppa.

Spesso uno ha pianto lo Stato, ch' e?li ebbe ; E dopo il fatto poi s' accorge, corne A sua rovina, ed a suo danno crebbe.

Atene, c Sparta. di cui si gran nome

Fu giA nel mondo. allor sol rovinorno.

Quand' ebber le potenze intorno dôme.

Ma di Lamagna nel présente giorno Chiascheduna città vive sicura, Per aver manco di sei miglia intornc.

Alla nostra città non fe paura

Arrigo già con tutta la sua possa, Quando i confini avea presso aile mura ;

» Machiavel pense au lion, symbole de l'ôvangéliste Saint Marc.

Et maintenant qu'elle a étendu sa domination loin autour d'elle, et que la voici devenue vaste et grande, ce ne sont pas seulement les armées nombreuses qui la font trembler, mais les plus petites choses.

Car la force qui suffit pour soutenir un corps, quand ce corps est seul, ne suffit plus pour porter un poids plus considérable.

Celui qui veut toucher l'un et l'autre pôle à la fois tombe par terre entre les deux, comme autrefois Icare en son vol insensé.

Il est vrai qu'une puissance subsiste plus ou moins longtemps, selon que ses lois ou institutions sont plus ou moins bonnes.

Un état que sa valeur ou la nécessité poussent sans cesse à agir, verra sa grandeur toujours accrue.

Au contraire, elle sera toujours remplie de ronces et d'herbes sauvages, elle changera toujours de maître d'hiver en été,

Ed or ch' ella ha sua potenza promossa Intorno. e diventata è grande, e vasta, Terne ogni cosa, non che gente grossa.

Perché qiiella virtute, che soprasta

Un corpo a sostener quand' egli è solo, A regger poi maggior peso non basta.

Chi vuol toccare 1' uno, e 1' altro polo, Si trova rovinato in sul terreno.

Com' Icar già dopo suo folle volo.

Vero è, che suol durar o piCi o meno Una potenza, seconda che piCi O men sue leggi buone. ed ordin fieno.

Quel Regno. che sospinto è da virtù Ad opéra re, o da nécessita te.

Si vedrà sempre mai gire ail' insu.

E per contrario fia quella cittate

Piena di sterpi silvestri. e di dunii, Cangiando scggio dnl vcrno alla state.

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