XI. LES GOUVERNEMENTS
Jusqu'à ce qu'enfin elle succombe ; et tous ses projets échoueront, cette cité qui a de bonnes lois mais des mœurs corrompues.
Celui qui lit les événements passés n'ignore pas que les empires commencent par Ninus et finissent par Sardanapale.
Le premier était réputé un homme divin ; l'autre fut trouvé parmi ses servantes, comme une femme occupée à distribuer le lin pour filer.
Le courage donne la tranquillité aux états ; la tranquillité enfante ensuite la mollesse et la mollesse ravage les pays et les villes.
Puis, quand un pays a été quelque temps plongé dans les désordres, la vertu, presque toujours, y revient habiter une autre fois.
Celui qui gouverne le monde permet et veut cet ordre de choses, afin que rien ne soit ou puisse être stable sous le soleil.
Tanto che alfin convien che si consumi, E ponga sempre la sua mira in fallo.
Chi ha buone leggi, e cattivi costumi.
Chl le passate cose legge, sallo
Corne gl' imperj cominrian da Nino, E poi finiscono in Sardanapallo.
Quel primo fu tenuto un uom divino.
Quell' altro fu trovato fra 1' ancille. Con una donna a dispensare il lino.
La virtù fa le région tranquille ; E da tranquillité poi ne risolta L'ozio, e r ozio arde i paesi, e le ville.
Poi quando una provincia è stata involta Ne' disordini un tempo, tornar suole Virtute ad abitarvi un' altra volta.
Quest' ordine cosi permette, e vuole Chi ci governa, acciocchè nuUa stia, O possa star mai fermo sotto' 1 Sole.
On a vu, on voit et on verra toujours le mal succéder au bien, le bien au mal, et toujours l'un sera cause de l'autre.
D'aucuns regardent comme un principe de mort pour les royaumes et comme leur destruction, l'usure et le péché de la chair.
Et que ce qui les élève et maintient grands et prospères, ce sont les jeûnes, aumônes et oraisons.
D'autres, plus avisés et plus sages, soutiennent qu'un tel mal ne suffit point pour renverser les v^tats, non plus qu'un tel bien pour les maintenir.
Croire que sans toi Dieu combatte pour toi tandis que tu restes en repos et à genoux, a été pour beau- i coup de royaumes et d'ttats la cause de leur perte.
Les oraisons sont assurément chose fort nécessaire ; et bien fou celui qui empêche le peuple de suivre ses cérémonies et faire ses dévotions.
Ed è, e sempre fu, e sempre fia
Che '1 mal succéda al bene, e il bene al maie E r un sempre cagion delT altro sia.
Vero ô, eh' io credo sia cosa mortale Pe' regni, e sia la lor distruzione L'usura, o qualche peccato carnale ;
E délia lor grandezza la cagione
E che alti, e potenti gli mantiene, Sian digiuni, limosine, orazione.
Un altro più discreto, e savio tiené.
Che a rovinarli questo mal non basti.
Ne basti a conservarli questo bene.
Creder, che senza te per te contrasti Dio. standoti ozioso, e ginocchioni.
Ha molti Regni, e molti Stati guasti.
E' son ben neressarie 1' orazioni ;
E matto al tutto è quel, che al popol vieta Le cérémonie, e le sue divozioni ;