XII. LE PEUPLE
chacun vous condamne et calomnie, car votre parti vous persécute par jalousie, et le parti opposé par haine. Histoire, IV, 22.
La multitude est lente à se laisser disposer au mal ; mais une fois disposée, le plus petit fait suffit pour la mettre en branle. Histoire, IV, 24.
Les peuples oisifs sont un instrument aux mains de ceux qui veulent renverser l'ordre établi.
Histoire, VII, 12.
Il est vain d'espérer que la multitude, même lorsqu'elle est mécontente, te suivra et accompagnera dans le péril. Histoire, VII, 34.
Il est hors de doute que le grand nombre est plus propre à conserver un bon gouvernement qu'à le trouver. Histoire, III, 6.
La faveur générale s'acquiert par l'accident le plus léger, et se perd de même. Histoire, III, 20.
ti condanna, perdendo ognuno ti calunnia ; perché la parte arnica per invidia, la nemica per odio ti perseguita.
Slorie, IV, 22.
Indugia assai la moltitudine tutta a disporsi al maie ; ma quando vi è disposta, ogni piccolo accidente la muove.
Sturie, IV, 24.
... il più délie volte i popcli oziosi sono istrumento a chi vuole alterare. Slorie, VII, 12.
... quel pensicro sia vano. che ci faccia confidare troppo che una moltitudine, ancora che mal contenta, nei pericoli tuoi ti scguiti o ti accompagni. Slorie, VII, 34.
Egli ô Vf rissimo che gli assai uomini sono più atti a conservare un ordine buono, che a saperlo per loro medesimi trovare.
Slorie, III, 6.
... la grazia dell' universale per ogni piccolo accidente si guadagna e perde. Slorie, III, 20.
Ce qui nuit à un peuple, beaucoup plus que la rapacité de ses ennemis, c'est l'avarice de ses propres citoyens ; car pour ce qui est de la première, il peut espérer d'en voir la fin, mais de l'autre, jamais.
Histoire, IV, 8.
Il est facile de persuader une chose quelconque à un petit nombre d'hommes, ou de les en dissuader ; car si les paroles ne suffisent pas. tu peux employer l'autorité et la force ; mais la difficulté est de faire revenir toute une multitude d'une opinion funeste, ou contraire, soit au bien commun, soit à tes desseins. Car alors tu n'as à ta disposition f|ue des paroles et il importe qu'elles so ent écoutées de tous, si tu veux que tous soient convaincus.
Art de la guerre^ IV.
Combien il est difficile pour un peuple accoutumé à vivre sous un prince, de conserver sa liberté lorsque, par suite de quelque événement, il l'a recouvrée, comme ce fut le cas de Rome après l'expulsion des Tarquins une foule d'exemples le montrent à qui étudie l'histoire ancienne. Cette difficulté se comprend fort bien, car un tel peuple n'est point autrement
... ni popoli niioce molto più 1' avniizin de' suoi cittiulini, che la rapacità dei nemici ; perché di qucsta si spera qualche volta vedcre il fine, dell'altra non mai. Storie, IV, 8.
A persuadere o a dissuadere a porhi iina cosa è molto facile, perché se non basrano le parole, lu vi puoi usare 1' aiitorità e la forza ; ma la difficoltà è rimiioverc da una moltitudine una .sinistra opitiione. che sia contraria o al bene comune, o air opini'ine tua : dove non si puô usare se non le parole, le quali conviene che sieno udite da tutti, volendo |>ersuadergli tutti. Allé délia gueira, IV.
Quanta difficulté sia nd uno popolo uso à vivere sotto un principe, prcservare dipoi la libertà. se per alcuno accidente 1" acquista, conie l'acquislù Roina dopo la cacciata de' TarquMii ; lo dimostrano infiniti esempi che si lejz^ono nelle meniorie dclle anliche istorie. \L taie difficultà è ragionevole ; perché quel popolo ô non altrimenti che uno animale brute