‹ La pensée de Nicholas MachiavelliChapitre 66 sur 175 · XII. LE PEUPLE · texte numérisé non relu

XII. LE PEUPLE

les armes, et les Frateschi furent vaincus. Il y avait parmi eux Paul-Antoine Soderini, un des citoyens les plus réputés. Le peuple en armes se précipitait en tumulte vers sa maison pour la saccager ; messer Francesco, son frère, alors évêque de Volterre et aujourd'hui cardinal, s'y trouvait alors par hasard. Au premier bruit qu'il entend, à l'aspect de la foule, il revêt ses habits les plus magnifiques, jette pardessus le rochet épiscopal, et s'avance à la rencontre de ces furieux : sa présence et ses discours les arrêtent et pendant plusieurs jours ce fait courageux fit l'entretien de toute la ville. Discours, I, 54.

vano ; e venendo ail' arme, ed cssendo supernti 1 Frntesclii, intrn 1 qu:ili era Pngolnntonio Soderini. nssai in qiiolli tempi riput:ito oittadino ; cd anflandogli in qiielli tumulti il popolo arniato a casa per sacchefïfîiarla : messer Francesco suo fratello, allora vescovo di Volterra, ed ogjïi cardinale, si trovava a sorte in casa : il quale. subito scntito il romore e voduta la turba, messo'^i i piCi onorovoli panni indosso. e di sopra il roccholto episcopale. si fece incontro a quelli armati. e con la persona e con le parole gli fermô : la quai cosa lu per tutta la cittî ncr molti }iiorni notata e celebrata. Discors i, I, 54.

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